I CONCARNEAU
I Hôtels : — en ville : * Atlantic, à \ l’entrée du port, dipl. t.c.f. ; Grand- ' //<5fei,quaid’Aiguilloii;i^s Voyageurs,
’ pî. Jean-Jaurès, t.c.f. ; de France,
I av. de la Gare, T.c.r. ; du Commerce
— QUI MP ER [4t] — 367
de Bretagne, idem. — A la plage des Sables Blancs, hôt. : Cornouailles, 1“' ordre ; Beau-Rivage, t.c.f. .
Poste : — pl. de la Mairie.
L L'avenue de la Clare descend au quai d 'Aiguillon, bordant I une petite anse qui découvre des va.sières à mer ba.sse. On I arrive à la place Jean- Jaurès, anciennement place d’ Armes, qu'un pont relie à la * Ville-Close sur un îlot cerclé de remparts flanqués de tours dont les parties les pluâl anciennes remontent f au xiv‘‘ s. Deux portes donnent accès dans la ville que tra- I verse d’un bout à l’autre la rue Vauban ; l’église Saint-Guénolé 1 date de 1830.
■: En prenant à la place Jean- Jaurès le quai qui longe à g. l'avant-port (nombreuses barques de pêche, coup d’œil pittoresque) on arrive en vue de la pleine mer. On passe devant le laboratoire de zoologie maritime dépendant du Muséum de Paris et la chapelle N,-D. de Bon-Secours, du xv<= s. En face de soi, on a le port de la Croix, protégé par une jetée : il faut venir ici pour assister à la rentrée des sardiniers. En suivant le bord de la mer on arrive en 10 min., par une belle route passant entre la mer et une rangée de jolis chalets, au bourg balnéaire des Sahles-Blancs dont les trois plages s’étendent sur une longueur de i k.
A I k. 5 N.-E, on visite 1. 1. j. de 0 à 17 h. (50 c.) le château de Kerxolet légué .TU département par la comtesse Chàuveau-Narischkine : c’est une prétendue reconstitution moderne d’un manoir du temps de Louis XII. On remarque : au rez-de-chaussée, une collection de bassinoires, les tapisseries et les faïences de la salle à manger, le salon Louis XIV, la salle des Gardes et ses belles tapisseries de Flandre, un retable dit d’Anne de Bretagne dans la sacristie de la chapelle; au i" étage, dans la chambre à coucher, un bureau dit de Mirabeau et un lit ayant appartenu à la tragédienne Rachel, un musée breton et normand avec collection de costumes et de coiffes, les broderies de soie de la chambre dite du Roi ; au 2® étage, un musée Camille-Bemier, formé d'œuvres dii peintre de ce nom (r823-i902).
Bateau automobile (plusieurs fois par j. l’été) pour Beg-Meil (p. 371) ; excursions annoncées par affiches, pour les lies des Glénans qui forment un groupe de 9 îlots entourés d’écueils.
Après Kosporden, la voie suit un charmant vallon. — 242 k. Saint-lvy. On longe le Jet dans une vallée verdoyante et pittoresque.
254 k. QUIMPER (buffet), 19,367 hab., ch.-l. du départ, du Finistère, siège d’un évêché, est agréablement situé au confluent du Steir et de l’Odet. C’est une des villes les plus «bretonnes» de la Bretagne, avec une cathédrale et deux I musées qui méritent une visite.
368 — [4TJ DE NANTES A ÈTŒST
Hôtels ; — *de V Epée (Pi. a C2), r.
du Parc, i, dipl. et recomm. t.c.f.
(intéressantes peintures décoratives de Lemordant) ; du Parc (PI. b C2), r. du Parc, 20, dipl. t.c.f. ; de France (Pi. c 1)3), bd Amiral- Kerguélen, I ; du Lion-d’Or, pl. de la Cathédrale (modeste) ; de la Paix,
r. des Reguaires, 36 (modeste).
Poste : — ^ r. du Parc.
Sekvices d’autos : — pour Beg- Meil, par La Forêt et Fouesnaut ; pour Bénodel.
Spécialités: — broderies, faïences, meubles et costumes bretons.
Synu.cat d’initiative.
Histoire. — Quimper, dit aussi Quimper-Coreniin du nom de St Corentin, son 1“'' évêque, fut au moyen âge la capitale de la Cornouaille, nom dont on attribue l’origine à l’un de, ses rois, Gradlon ou Grallon, chef d’une émigration venue de Grande-Bretagne. En 1066 Quimper fut réuni au duché de Bretagne. Assiégée, prise et pillée par Charles de Blois en 1344, la ville résista en 1345 au comte de Montfort et ne se rendit à son fils qu’après la bataille d'Auray
L’avenue de la Gare amène au pont Firmin, sur lequel on traverse l'Odet. Suivant à g. le quai ou boulevard de Kerguélen, on voit sur l'autre rive le théâtre et à dr. un square avec restes des remparts.
A l’angle de la rue Grallon, l’ancien évêché, bâti de 1510 à 1540, contigu à la cathédrale, renferme le musée avchéolo- S,ique (Pl. C2), ouvert de 13 h. à 16 ou 17 h., 50 c,, gratuit le dim.
Dans la cour, élégante tourelle d’angle (r54o) et différents types recons- i titués de cloîtres bretons. — Le jardin offre un aspect pittoresque entre l’abside 1 de la cathédrale et les restes des remparts. j
Au rez-de-chaussée, six salles : cellier avec des pierres tombales ; reconsti- j tution d’un intérieur breton avec métier à tisser la toile, atelier de potiers ; ï collection de meublés, vêtements, statues anciennes, etc. — Un bel escalier J de pierre en vis monte aux étages. — 1“' étage : la salle synodale avec boiseries f du xviii® s. contient des portraits d’évêques par Lhermitais, des monnaies, 1 médailles, objets romains trouvés à Carhaix ; dans la salle des Faïences, émaux J de Limoges et faïences de Quimper, Rouen, Gien. — Au 2® étage,: cheminée i en granit et plafond à/'poutres sculptées du xvi® s. ; mobilier Renaissance. — ■■ Une salle de sculpture comparée est en installation au 3“ étage.
La rue Grallon aboutit à la place Saint-Co rentin (Pl. Ci) , ornée d’une statue en bronze de Laènnëc (1781-1826) par Le Quesne.
La ^cathédrale, dédiée à St Corentin, élevée de 1239 à 1513, est la cathédrale gothique la plus complète de Bretagne. 1 Le grand portail a une double porte dont les sculptures ont ■ été refaites de nos jours. De chaque côté s’élèvent deux tours, ■ hautes de 76 m., au sommet des flèches qui furent exécutées en 1854-56 par Bigot, dans le style breton : entre les deuxflèches, statue équestre moderne du roi Grallon. Le portail S., rue de l’Evêché, est lui aussi du plus beau style gothique . flamboyant.
A l’intérieur, long de 92 m., haut de 20 m., on est frappé par la déviation ■ de l’axe de la nefï-iDans la nef, un double triforium ; les 10 fenêtres sont gar- ' nies de magnifiques vitraux (fin du xv® s. ; restaurés). Au bas du bas-côté ‘ dr., saint-sépulcre à personnages, du xvni® s., et tombeau d’évêque. Au
jge/joiŸ 'jsejg ui/nea)Bifj-^ m
pi9rjo-j
9W,l't^°d . ijO-Jeuiusy
?qqipjpioj
Réseau État
transept dr., vitraux anciens, sauf ceux de la fenêtre du fond. Le chœur est du xiii® et du XV® s. ; aux fenêtres, vitraux anciens (I4i7>i4i9), sauf dans plusieurs rosaces; maître-^utel moderne, en cuivre doré et émaillé. Au pourtour du chœur, les chapelles sont décorées de fresques modernes, par \an Dargent ; à la 3® chap., tombeau de granit, de l’évêque de Rosmadec (f 144.1 ) avec belle statue du xv® s. ; à la 4® chap., tombeau de Pierre de Quenquis, chanoine (xv® s.) ; à la 5® chap., statue couchée de l’évêque Le Marhec {t Î383) et, au-dessus de l’autel, frise de marbre ancienne; 7® chap., tombeau de l’évêque Sergent {f 1871) ; 8® chap., tombeau de Mgr Nouvel (t 1886) ; II® chap., tombeau, avec statue marbre, de l’évêque Graveraii {t 1855). — Au bas-cüté g., tombeau de Mgr Le Ploeuc (f 1739) ; dans la chapelle des Fonts, superbe *statue de St Jean, en albâtre, provenant de Saint-Guénolé, et tombeau de Mgr Le Moel (t 1501).
Dans la sacristie, tableaux de Valentin,
Sur la même place se trouve l’hôtel de ville qui renferme la bibliothèque et le musée ouvert de 13 à 17 h: l’été, de midi à 16 h. l’hiver, 50 c. ; aux autres heures, 75 c., gratuit le dim.
Rez-de-chaussée. — Dans la salle de g. : débris gallo-romains, antiquités gauloises et grecques, poteries, haches ; au fond, deux noces bretonnes, 50 personnages habillés de costumes anciens (une grande partie des objets exposés dans cette salle doit être transportée au musée archéologique). — Au fond de la cour, la salle de sculpture contient des œuvres de ; H. Lemaire, Amour maternel (marbre) ; *A. Larroux, Femme de pêcheur (bois) ; E. Robert, la Fortune (bronze) ; *Quillivic, Deux bigoudènes de Pont-Labbé ; H. Lemaire, statue colossale de Du Guesclin ; à dr. et à g. statuettes et bustes, parmi lesquels : Guillou, pilote de Concarneau, par A. Mercié.
i®*" étage, musée de peinture : i*’® salle : ^Quillivic, Femme de Pont-l’Abbé reprisant (statue); A’oë^le Vieux-Quimper; portrait de M.Luzel; Trayer,
Marchande de crêpes à Quimperlé ; *Le Gout-Gérard, le Vieux-Quimper ; *Perrm de Rosirenen, Marché à Quimper en 1820 ; J. Breton, le Bedeau de Kerlaz ; Herland, le Potier; *Roussin, Noce en Cornouaille ; nombreuses toiles de Jules Noël; Jobbé-Duval, portrait; Talée, Intérieur breton; * Jules Breton, 8 dessins.
2® salle: *Dawant, Mort de Ducouëdic ; Joubert, Vallée de Saint-Jean; Girardet, les Révoltes de Fouesnant; *Berteaux, Assassinat de l’évêque Audrein ; Yan Dargent, les Lavandières de nuit, Calvaire de Quillmen ; L. Duveau, Peste d’Elliant ; *Luminais, la Fuite du roi Grallon ; Boudin, Quimper; Fouqueray, lé« Vengeur» ; Guillou, Mort de LeTerrec, le Dernier survivantdu
Vengeur»; Notl, Brest en 1847; Moreau de Tawrs, Mortde la Tour-d’ Auvergne ; Melingue. Départ de la Tour-d’ Auvergne ; Guillou, Adieu; Pelouze, Pont-Aven ; Leleux, Noce bretonne ; Bloch, Combat dans la chapelle de Malestroit, Défense de Rochefort-en-Terre ; Luminais, Retour de chasse; Duveau, Retour du pardon de Sainte-Anne-de-la-Palue ; Feyen-Perrin, Armorica.
3® SALLE, à g. du vestibule d’entrée (écoles italienne et espagnole) : Tie^ polo. Nativité ; A. Caracchi, St Sébastien ; Guido Reni, Madeleine ; Ribéra (?), Vieillard ; Robusti, Musiciens ; L. de Vinci, la Joconde (copie) ; *^Alonzo Cano, la Vierge donne à St Ildefonse une chasuble qu’elle a brodée pour lui ; Ecole des Primitifs, Descente de croix.
4® SALLE (écoles hollandaise, allemande et flamande) : Corneille de Harlem, Adam et Eve ; Van Scorel, la Vierge et Jésus ; G. de Crayer, Assassinat de Thomas Becket, Fête à Venise ; *Ecole de Dürer, Adam et Eve ; P. Breughel le Vieux, Noce flamande ; Ecole flamande, la Fontaine de vie ; J. Van Rossum, Jeune fiÛe et son chien ; ^Descente de croix, peinture ancienne, restaurée par