LA BOUILLE. — DUCLAIR
falaises blanchâtres ; église du xv« s. avec toüt tnoderne ; maison natale du romancier Hector Malot (1830-1907 ); maison des comédiens Albert-Lambert avec petit musée normand.
En suivant à g. de l’église la route de la Vieille-Côte et én abrégeant par le « Raidillon t on parvient en 25 min. à l’hôtel-restaurant de la Maison-Brûlée (T.c.r.), bien situé au croisement de belles avenues dans la forêt de la Londe. Dans le voisinage de cet hôtel, le monument du Mobile, statue par Millet, est consacré à la mémoire des combattants qui périrent au combat de Moulineaux (3 et 4 janvier 1871).
Au delà de la Bouille, où la Seine s'est resserrée, on voit à g. (20 k.) les carrières de Gaumont, dont les hautes parois blanchâtres donnent à l’eau du fleuve de curieux reflets; ces carrières sont percées de grottes et de longues galeries souterraines. On longe ensuite les coteaux (72 m. d’alt.) qui portent la forêt de Mauny, couronnée par le château de Gaumont. On dépasse quelques villages : à g. Beaulieu ; à dr. Quévillon, dont le château fut habité par Voltaire qui y écrivit « la Henriade»; à g. Bardouville et le château du Gorset- Rouge.
29. k. Saint-Martin-de-Boscherville (rive dr.; hôt. du Val- Saini-Léonard, T. c. F.), où sont les restes intéressants de l'abbaye de Saint-Georges-de-Boscherville, fondée vers 1050 par Raoul de Tancarville, chambellan de Guillaume le Bâtard ; l'église (1100) est un remarquable spécimen de l’architecture romane à son apogée ; la salle capitulaire (i 157-12 II) est une œuvre charmante du style ogival naissant, dont l’entrée est formée par 3 arcatures romanes ornées de cariatides de toute beauté ; s’adresser au sacristain, près de la mairie, pour visiter. — 31 k. Ambourville. Sur la rive dr. les collines se rapprochent de la Seine et l’enserrent, tandis que la rive g. devient plate et marécageuse. — 33 k. La Fontaine, où tourne la boucle de la Seine. Rochers dits la Ghaise de Gargantua.
36 k. Duclair (escale ; rive dr. ; hôt. ; de la Poste, dipl. T.c.F. ; du Chariot-d’ Or , t.c.f.), desservi aussi par la ligne de Gaudebec(p. 46), est un petit port de commerce de 2,014 hab., très fréquenté par les Rouennais, à l’embouchure de l’Austreberthe. L'église a un portail latéral de la Renaissance, un chœur et un chevet du xiv^ s., et un clocher roman. Bac, 10 c.
Le bateau laisse à dr. le château du Taillis, de la Renaissance, et longe la forêt de Jumièges. — 43 k. 5. Mesnil-sous- J umièges, à dr., avec les ruines d’un manoir où mourut Agnès Sorel (1450). — 45 k. 5. Yville-sur-Seine, à g. : château du xviiie s. que f)osséda le financier Law. — La Seine tourne et ses rive^, aplaties sur la dr., se relèvent sur la g. à 138 m. d’alt. — 50 k. Le Landin. On longe à g. la forêt de Bretonne que l’on contournera jusqu’à Aizier. Les ruines de J umièges apparaissent à dr., dans les arbres.
Réseau État
50— [4] IDË liOUEN AU HAVRE.
53 k. Jumièges (rive dr. ; escale pour les bateaux d’excursion ; bac ; hôt. *des Ruines, t.c.f.), célèbre par les magnifiques *ruines de l'abbaye qui, fondée au vu® s., a subsisté jusqu’en 1790. De l’église abbatiale, bâtie de 1040 à 1067, il reste la nef, dont les voûtes sont effondrées, deux belles tours, de 52 m., et la tour centrale. Contre cette église se trouve l’église Saint-Pierre, du xiv® s., contre laquelle s’appuie à son tour la chapelle Saint -Martin, du xv® s. On remarque encore la salle capitulaire (xiii® s.), renfermant des tombes d’abbés ou de prieurs ; l’ancienne salle des hôtes, du xii® s., remaniée au xv®, pour servir de salle des gardes aux appartements de Charles VII ; une crypte refaite au xvii® s. ; les murs d’enceinte, xii®-xiv® s. Un musée renferme des objets intéressants : pierres tombales des abbés de Jumièges, meubles, tableaux, étoffes et bijoux, pierre avec épitaphe, qui recouvrait le cœur d’Agnès Sorel ; la, salle de réception des étrangers est remarquable par l'ampleur de ses proportions. A l'extrémité du village, l’église paroissiale, très délabrée, a une triple nef romane du xii® s. et un chœur Renaissance. — La station de ch. de fer la plus rapprochée est Yainville- Jumièges, sur la ligne de Caudebec (p. 46).
56 k. Yainville. — 58 k. Le Trait, sur la lisière O. de la forêt du même nom : vaste chantier de constructions navales, de 80 hect., avec cité ouvrière édifiée en style normand. — ^61 k. M ailler aye- sur -Seine, à g., d’où l’on visite la forêt de Brotonne (6,758 hect.) et ses beaux massifs de hêtres.
65 k. Caudebecquet, à l’entrée du vallon de Saint- Wandrille (p. 46) dont les fameuses ruines abbatiales sont à i k. 5 N.-E.
67 k. Caudebec-en-Caux (escale ; hôt. : *de la Marine, dipl. T.C.F. ; du Havre, t.c.f.), 2,176 hab., port de cabotage sur la rive dr. de la Seine (bac). Un petit musée, installé à l’hôtel de ville, contient des antiquités diverses, peintures, vues anciennes de Caudebec. Maisons anciennes, notamment dans la rue de la Boucherie. lJ*église Notre-Dame, des xv® et XVI® s. (gothique flamboyant), est une des plus belles de la région ; grand portail, chef-d’œuvre de délicatesse ; flèche de 54 m., refaite en 1886, couronnant la *tour, dont les trois zones superposées figurent une tiare ; à l’intérieur : tribune de l’orgue, de la Renaissance (1559) ; saint-sépulcre, du XVI® s., au bas-côté dr. ; admirables vitraux des xv® et XVI® s. dans la nef et les bas-côtés.
Les touristes sont surtout nombreux à Caudebec à l’époque du curieux phénomène improprement appelé \e mascaret. C’est une barre mobile, qui n’est autre que le flux de la mer remontant la Seine et entrant en conflit avec le courant naturel du fleuve. L’énorme vague écumeuse arrive, barrant le fleuve sur 300 m. de largeur, à une vitesse qui varie de 6 à 10 m. à la seconde, selon l’amplitude de la marée. Lorsque cette vague a passé, plusieurs vagues obliques lui succèdent et frappent violemment sur les quais; ces vagues, dites «ételleS ), sont ordinairement au nombre de deux, trois ou quatre. Le mascaret se produit tous les mois, un jour çt demi après les nouvelles lunes. Toutefois il n’oflre
CAUDËBBC. — LE HAVRE. [5] 51
toute son ampleur et un aspect véritablement impressionnant qu’aux marées d’équinoxe, ep février, mars, avril, septembre et octobre. Le mascaret de septembre est ordinairement le plus beau. Ceux des mois d’été sont insignifiants.
A 3 k. N. -O., Sainte-Gertrude a une église du xvi' s., remarquable par l’unité de son style, avec une belle clef de voûte et un retable dans le chœur. — A 3 k. 5 à l’E.', Saint-Wandrille (p. 46).
71 k. Villequier (rive dr. ; escale ; bac ; hôt. de France, T.C.F.), dans un beau site, a une église qui renferme des verrières du XVI® s. ; au cimetière, tombes de Mme Vacquerie, fille de Victor Hugo, et de son mari qui se noyèrent dans la Seine, en face du petit port, en 1843. — La Seine s'élargit et coule au milieu de plaines basses pour rejoindre à g. la forêt deBrotonne. — 80 k. 5. Aizier; 82 k. Vieux-Port (rive g. ; escale).
90 k. Quillebeuf (rive g.; escale; hôt. d’Angleterre'), petit port fluvial et maritime, qu’un bac relie à Port- Jérôme d’où part la route de (6 k.) Lillebonne (p. 4") sur la ligne de Rouen au Havre. — La Seine s’élargit de plus en plus ; sur la g. s’étend le vaste marais Vernier, strié de canau.x et qui couvre 4,500 hect.
96 k. Tancarville (rive dr.) et pointe boisée de Tancarville s’avançant jusqu’à la Seine, comme un éperon, et portant le *château, datant dans son ensemble du xiii® s'. ; quelques parties remontent au xi® et d’autres sont du xvi® s.
L’entrée (s’adr. au concierge) est flanquée de deux tours (i6 m. de haut) défendues par un boulevard (xv® s.) et reliées par une courtine de 4 m. On visite : la terrasse (belle vue) aux extrémités de laquelle sont à g. la tour de l’Aigle, de 27 m. de haut flanquée d’une tourelle octogonale, à dr. le château neut, bâti de 1710 à 171?; et reconstruit de nos jours ; la tour du Diable ou du Lion aux murs épais de 6 m. ; dans les bâtiments ruinés de l’ancien manoir, la salle des Gardes ou des Trois-Cheminées superposées et ornées de colonne.s ; la chapelle et la tour Coquart (xv® s.). L’angle S. est défendu par la tour Carrée, haute de 20 m., à 4 étages ; restes de peintures murales des xiv® et xv® s.
Laissant à dr. le canal de Tancarville, long de 25 k., qui amène directement aux bassins intérieurs du Havre les chalands qui craignent d’affronter l’embouchure de la Seine, on découvre le large estuaire du fleuve et la mer. — 100 k. A g., pointe de la Roque, avec 2 phares, et plus loin Honfleur.
127 k. Le Havre, où l’on aborde à l’extrémité du Grand- Quai.
LE HAVRE, 136,159 hab., ch.-l. d’arrond. de la Seine- Inférieure, est bâti dans une belle situation, sur la rive dr. de l’estuaire de la Seine et à son embouchure dans la Manche.
C’est une cité vivante, prospère et animée ; la guerre 1914-1918 en a fait, pendant de longs mois, la capitale provisoire de la Belgique envahie. Le trafic du port, qui s’élevait,
avant les hostilités, à près du quart du commerce maritime de la France, a reçu une nouvelle impulsion, et le Havre, qui était déjà notre’ grand marché au coton et au café et le point de départ des transatlantiques pour New-York, était devenu l’une des bases principales de ravitaillement et d'approvisionnement. Dans son ensemble, la ville est moderne et sans monuments anciens bien remarquables.
Buffet : — à la gare.
Omnibus de ville : — 50 c. ; la nuit, 60 c. ; bagages eu plus.
Bétels : — • A LA GARE : *Terminus, cours de la République, 23, dipl.
r.c.F. (70 ch. ; chaüff., confort moderne) ; Parisien, cours de la République, I (26 ch. ; chaufi.) ; de Strasbourg, bd de Strasbourg, 2Ji (chauff.) ; de la Concorde, cours de la République, 26 (chauH.) ; de Roubaix, cours de la République, 19 ; de France, cours de la République, 2ï.
En ville ; dé premier ordre ; *Frascati (Pi. a B4), r. du Perrey, I, à l’entrée du port, sur la mer (200 ch.) ; *Tortoni (PI. b C3), pl.
Gambetta, en face du bassin du Commerce (72 ch. ; rest. en plein air) ; Continental (Pl. c C4), chaussée des Etats-Unis, sur la mer, i.c.f. (service à la carte ; asc.) ; Moderne (Pl. d C2), bd de Strasbourg, 81, en lacede la poste, dipl. r.c.F., (120 ch.) ; de Normandie (Pl. e C3), r. de Paris, 106-108, r.c.F. (100 ch. ; asc.).
Moins chers : d’ Angleterre (Pl. / C2), r. de Paris, 124, r.c.F. (chaufi. ; de Bordeaux (Pl. g C2), pl. Gambetta, 17 ; des Négociants (Pl. h C2-3), r.
Corneille, 1-7 (80 ch. ; chaud.) ; des Armes-de-la-Ville (Pl.» C3),r. d’Estimauville, 27 (chauff.) ; Nouvel-Hôtcl (Pl. 7 C3), r. de Paris, 82 (50 ch. ; chauff.) ; de l’Amirauté (Pl. k C3-4), Grand-Quai, 43, aux bateaux de Trouville et Honfleur (50 ch.).
MoDEsrES : Hamon, pl. Gambetta, 16 (chauff.) ; Bellevue, pl. Gambetta, 15 (chauff.) ; du Plat-d' Argent, pl.
Richelieu et r. Emile-Zola ; Suisse, quai des Casernes, 2 ; de Provence, quai Notre-Dame, 21, près du bateau de Rouen (12 ch.; terrasse); du Ruban-Bleu, pl. de l’Arsenal, 19 (hôtel de tempérance, clientèle de familles ; rep. à la portion, ïo ch.) ; du Bras-d’Or, r. Thiers, 41 ; de