COTE VASSALE
^PontjTvê£U£^^/s/ewc^
■ït'-
''jvy
-rjt*
/r.\';'' ^^v.vwvk .i^'
HONFT.EUB.
ni] — ro7
d’un marchand de pacotil’e. — Au étage, intérieur d’un paysan cauchois. Deux salles consacrées aux corsaires et aux négfriers : lettres de course, modèles de vaisseaux, coffres de capitaines, armes. Très important registre, le seul connu, d’échantillons d’étoffes de Rouen qui servaient à payer pour la traite des nègres. Au même étage, dans diverses salles, des bijoux, des ornements d’église du xvi« s., des vêtements et des broderies Louis XV, des uniformes du Empire, une armoire de mariage, de riches costumes de théâtre du xvij^ s., avant servi aux élèves de l’école militaire de l’abbaye de Beaumont. — Au 2^ ÉTAGE, reconstitution parfaite à'intrrieurs normanrh avec dos objets authentiques : une chambre de bourgeois, une cuisine de paysans et de marins, un intérieur de pêcheur, un atelier d’imprimeur où l’on remarque une ancienne presse qui peut encore tirer des gravures sur bois : on n’en connaît que deux en France.
A l’extrémité du quai, on tourne à g. pour gagner la place Thiers ; une rue à dr. conduit à l’église Saint-Léonard, qui a un beau portail flamboyant du xvi'^ s. ; dans le chœur, fresques modernes de Krug, lutrin de cuivre de 1791.
De Saint-Léonard la rue Cachin aboutit à la rue de la République, prolongée à g. par l’avenue de la République, longue de 3 k. et plantée d’arbres séculaires. En prenant à g. la rue de la République, et à son extrémité la rue du Dauphin, on arrive à la place du Marché où se trouve l’église Sainte- Catherine. C’est un curieux édifice bâti en bois, de style flamboyant, et séparé de son clocher qui se dresse isolé sur une place où se tient le samedi un pittoresque marché. La façade, en maçonnerie, date du xvin® s.
L’intérieur se compose de 2 nefs avec bas-côtés. A remarquer: panneaux Renaissance (xvi® s.) à la tribune de l’orgue; au dessous, plafond à caissons avec pendentifs du xvi' ou du xvii' s. ; tableaux attribués à Jordaens, Jésus au jardin des Oliviers, et Erasme Quellin, Portement de croix ; Ste Catherine, attribuée à Zurbaran ; lutrin en bronze du xv° s.
Avant de monter à la côte de Grâce on peut aller voir dans la rue Gambetta (n® 15), qui commence place Hamclin, une maison du xvi® s. ; au n® 84, maison natale de l’humoriste A. Allais (1859-1905) ; au u® i6, celle de l’amiral Hamclin (1768-1839).
La *côte de Grâce est un but de promenade obligatoire. Au delà de Sainte-Catherine, on suit la rue du Puits jusqu'à la rue des Capucins continuée par la rue de Grâce. A l’octroi, on prend à g. le chemin de Grâce, ombragé, qui s’élève sur la côte. Du sommet (90 m. d’alt.), où sont un calvaire et une table d’orientation du t.c.f., se déroule un admirable *panorama. Une esplanade, plantée d’arbres, précède la chapelle de N.-D.-de-Grâce, fondée, dit-on, par Robert le Magnifique, père de Guillaume le Conquérant, à la suite d’un vœu fait pendant une tempête ; elle a été rebâtie au xvi® s., puis en 1606. L’intérieur est entièrement tapissé d’ex-voto.
Au delà de la chapelle on tourne à g., par la route du Mont- Joli qui passe devant le château de la Côte de Grâce, lequel, en 1848, reçut Louis-Pliilippe et la reine, chassés de Paris par
loS — ri21 BE PAETS^ À TPaVVlLI-E.
la Révolutiort. On arrive an point de vue du Mont-Joli : vue sur Honfleur et la Seine. A pied, on descend, au-dèssous du point de vue. par un raidillon qui ramène à la rue du Puits.
A l’opposé de la côte de GrAce, la côte Vassale offre aussi de belles promenades.
De Hokfletjr a Trouville, p. 112.