‹ De Paris à Laval et à AlençonChapitre 9 sur 14 · LE MAIS S · texte numérisé non relu

LE MAIS S

de ce tombeau, on lit encore la suivante, écrite 4an6 un car<»

touche de marbre incrusté dans la muraille ;

Arreète toi lisant Cy dessoubz est gisant Dont le cueur dolent j*ay Ce renommé Langey Qui son pareil n'evl pas El dvijuel av trespas Geclerent pleurs et larmes Les lettres et les armes.

Dans la chapelle qui fait face à celle des fonts baptismaux est lin autre tombeau assez remarquable , sculpté par La

Barre en JGiO.

L'extrémité du transept septentrional, avec la fenêtre et la grande rose, ne fut achevé que sous Tépiscopat d'Adam

Chaslelain, de 1398 à 1439. On remarque la grâce, Ték»- ^ance et la délicatesse de cette rose, ornée de beaux vitraux ^

* Dans la partie nord-est de la place du château , en face de ' la porte principale de la cathédrale , au coin d'un rude escalier qu'on nomme les Pana de Garrm^ s'élève un grand et ^ bel hôtel nommé le Grabatoir; il était autrefois destiné à

servir d'asile aux chanoines malades. Vis-à-vis de la porte de la grande tour est une. autre maison à tourelle , bien moins importante et moins curieuse que la précédente, mais

que Ton considercia avec autant d'intérêt, quand on saura

i. La calhédrftle occupe une luperficie àe 5000 mètres; la nef avec ses bas c6tés ofTre nn panllélogmmne de 5S mètres de long sur S4 mètres de lai^ear ; la longueur transversale du Iransept cat de bO mèires sur 10 inètrsa de large ; le cbmur a 40 mètres de longueur sur 30 de largeur y- et la banleur de la voiMe est de 3i mètres; la longueur totale de Védiflee est d'enri. ron 430 mètres; enfin la grosse tour est*élevèe de 7S mètres 16 centimètres .au^essns du sol, et de 401 mètres au^essus du niveau des eaux de la SarUie.

qu'elle fui habitée par le poète Scarron , en sa qualité de chanoine de Saint-Julien du Mans.

Au nord et à peu de dislance de la cathédrale est le collège communal du Mans, établi dans les bâtiments que les

oratoriens occupèrent depuis 1624 jusqu'à la Révolution. Cet établissement offre un bel ensemble et une jolie chapelle; dans ses dépendances on a trouvé récemment un trésor numismatique, composé de plusieurs milliers de deniers d'ar-

1,6 Grabatoir.

gent des familles consulaires, parmi lesquels le Musée des antiquités nationales de la ville a pu choisir une riche et

précieuse collection. Un peu plus loin est le grand séminaire, installé depuis 1817 dans Tancien monastère de Saint* Vincent, dont l'abbé jouissait autrefois d'un revenu de dem cent mille livres. Entre le cpllége et le séminaire, mais un peu plus haut et sur remplacement de T ancien hôtel de Tessé , on a construit un nouvel évéehé dans le style de la

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Renaissance, et sur les plans de M. Delarue , l'habile architecte de la ville, qui, dans la conception de cet édifice, a fait preuve d'un grand talent et d'une étude approfondie de cette brillante époque de l'art.

Grande rue, xv* siècle, Maison dite de la reine Bérengère,

^ En revenant vers la cathédrale, au sud et non loin de la place des Jacobins, on trouvera l'hôtel de ville, bâti en 1757 sur les ruines de celui qui existait précédemment , au lieu occupé jadis par le palais des comtes du Maine et l'hôtel des

Monnaies. On retrouve encore quelques pans de murs ayant appartenu à eette ancienne r^idence seigneuriale.

Aventurez-vous mainleuaiU par les rues turtueuses de Tancienne capitale du Maine; cherchez-y ces vieiiles maisons que nous vous avons déjà signalées, et, quand vous aurez suffisamment erré dans ce raboteux dédale, vous prendrez le pont Yssoir pour passer dans l'autre partie de la ville.

L*église Notre-Dame du Pré est digne de captiver votre

attonlion; c'est un des plus anciens et des plus curieux ëdiiices religieux que possède encore la ville du Mans. £lle occupe remplacement d*un ancien cimetière chrétien ob furent iiiliuinés les premiers évoques. G' «'lait l'église abbatiale cla monastère du Pré, qui fut ruiné au ix* siècle par les Normands, et reconstruit au xr par une femme pieuse nommée Lézeline. Elle est profondément empreinte des caractères de celte époqiie, surtout à ses murs latéraux et à ceux de son transept. Son portail, cintré et accompagné de colonnes engagées, est orné d*un bas -relief représentant saint Julien faisant jaillir Teau d'un rocher. Les fenêtrcb longues, étroites et cintrées, sont surmontées d'une ligne de modillons. Le style roman se manifeste également, à l'intérieur, dans les piliers et dans les colonnes h chapiteaux sans entablement, avec des figures monstrueuses d'animaux chimériques; dans ses voûtes retombant sur des mascarons et des marmousets; dans ses niches h plein-cintre, formant une série de profondes arcatures au long des murs des bas cotés. Dans la dernière niche à droite, on remarquera un bas-relief du XIV* siècle, représentant la translation des reliques de saint Julien, faite de Téglise du Pré à la cathédrale.

Maintenant, si vous voulez suivre le bord de la Sarthe et parcourir les -quais et le port, vous franchirez le pont jeté

sur le canal de la Planche et sur la nvière, et vous arriverez ainsi sur la promenade du Greffier. Cette promenade fut

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plantée en 1794; elle longe la rive gauche de la Sarlhe et a pour perspective les fertiles et verdoyantes prairies qui bordent la rive opposée, et le riant coteau où se font remarquer les délicieuses maisons de campagne de la Futaye, du Buisson et du Château-Gaillard. Au bout de l'avenue du Greffier, vous touchez au débarcadère du chemin de fer de rOuest.

Parmi les hommes remarquables que le Mans peut se glo-

Moulins de la ville du Mans.

rifier d'avoir vu naître dans ses murs, nous citerons Tévêque Hildebert, directeur de la fameuse école épiscopale du Mans au xi* siècle; Lacroix du Maine, le plus grand bibliophile du xvi' siècle ; le savant et éloquent Louis Morin, membre de l'Académie des sciences (1635); Cureau de La Chambre, l'un des premiers membres de l'Académie française ; le comte de Tressan, qu'il suffit de nommer; Véronde de Forbonnois, membre de l'Institut, mort en 1800; l'ora-

160 ITlNËEAia£ J)£ PAAIS AU MANS.

toriea Caraccioli, et le savaut helléniste Moutonnet Clairefonty qui naquit en 1749 et mourut en 1813, Germain Pilon et le P. Meraenne naquirent dans dea villages , près du Mans.

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