‹ De Paris à Lyon et à AuxerreChapitre 105 sur 158 · C.HALON-SUR SAONE · texte numérisé non relu

C.HALON-SUR SAONE

païen, souvent détruite et réparée, a été reconstruite de 1386 à IkkO. Sa façade et ses clochers, démolis en 1793, furent rebâtis de 1827 à 1851 d’après les dessins de M. Chenavard. — Elle est classée parmi les monuments histçriqups. — Saint-Pierre a été bâtie en 1700 et consacrée en 1713. — L'hôpital , qui avait été fondé en 1528 dans l’île Saint-Laurent, vient d’être entièrement reconstruit. De concert avec l'administration municipale, la Société d'archéologie a pris soin de recueillir les précieux vitraux et les curieuses sculptures qui décoraient la salle des malades. Cet hôpital, civil et militaire, est desservi par des religieuses de l’ordre de Sainte-Marthe. — La halle aux grains est également moderne. — La Grand’rue , les rues du Blé, des Cochons-de- Lait et Saint-Vincent, contiennent encore quelques maisons du moyen âge. Mais il ne reste aucun vestige de l’ancienne citadelle, construite en 1662 afin de mieux tenir la ville en subjection et en cervelle les manans d’icelle. Sa démolition, commencée en 1788, ne fut terminée qu’en 1805. Sur son emplacement s’est élevé un quartier neuf qui forme la partie haute de la ville. — On retrouve çà et là quelques vestiges de la haute enceinte et surtout de la basse enceinte, dont les murs servent encore de limites à la ville et dont les remparts sont devenus des promenades publiques peu fréquentées. — Le quai n’a été construit que dans la seconde moitié du siècle dernier. Avant son établissement, la Saône venait battre le pied des remparts. — Le pont de pierre, qui relie la ville proprement dite au quartier de Saint-Laurent, fut commencé en 1418, achevé en 1508, élargi en 1780, débarrassé alors des cellules et de la chapelle qui l’encombraient, et décoré des lourds obélisques qu’il a conservés depuis.

Au milieu de la place de Beaune s’élève une fontaine (la ville a l’intention d’en établir d’autres) surmontée d’une statue de Neptune.

L’obélisque, érigé en 1730 et surmonté actuellement d’un aigle doré, qui se dresse entre l’embarcadère du chemin de fer et le palais de justice, porte cette inscription :

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