LYON. — INSTRUCTION PUBLIQUE
6 heures à 1 1 heures) ; il a son entrée par la rue Centrale et la galerie àe l’ Argue.
Le théâtre de la galerie de l’Argue sert aux physiciens, prestidigitateurs, etc., qui viennent exercer à Lyon leur industrie.
Enfin Lyon possède plusieurs théâtres de Guignol, de nombreux cafés chantants (galerie de l’Argue, place des Célestins), etc. Les affiches indiqueront aux étrangers ces divers établissements, dont les transformations sont incessantes.
C’est aux Brotteaux que les spéculateurs lyonnais ont imité tour à tour les établissements publics qui avaient la vogue à Paris : Montagnes russes, Montagnes françaises, Jardin d’Hiver, Colisée, etc. Parmi ceux de ces établissements qui existent encore aujourd’hui, nous citerons : le Jardin d’Hiver (en face du pont Saint-Clair, quai d’Albret), inauguré en 1848 et construit sur les dessins de M. Horeau. On y donne des bals, des fêtes, des concerts, et on y fait des expositions; — et le Colisée (YAlcazar depuis 1853), vaste salle de bal de forme circulaire, entourée d’une serre vitrée, restaurée en 1852 sous la direction de M. Exbrayat, et servant aussi aux représentations équestres, aux fêtes d’hippodrome, aux festivals, etc.
Instruction publique.
L’Académie de Lyon se compose de quatre départements : Ain, Loire, Saône-et-Loire et Rhône.
L’instruction supérieure comprend : une faculté de théologie (1 doyen et 6 professeurs); une faculté des sciences (1 doyen,
7 professeurs et 1 préparateur); une faculté des lettres (1 doyen, 5 professeurs et un professeur honoraire) ; une École de médecine et de pharmacie (9 cours).
Les établissements d’instruction secondaire sont : le Lycée et Y Ecole de commerce.
Parmi les établissements d’instruction primaire, nous mentionnerons : les Écoles primaires chrétiennes pour les garçons (l’ancien bâtiment des Lazaristes, montée Saint-Barthélemy, 24, réunit les frères des écoles chrétiennes) ; les Écoles primaires chrétiennes pour les filles (le bâtiment dit du Bleu-Céleste, montée des Carmélites, réunit en communauté les sœurs de Saint-
ITINÉRAIRE DE DIJON A LYON
Charles, chargées de l’enseignement dans ces écoles); deux Écoles primaires communales pour les enfants des deux sexes du culte protestant.
La Société d’instruction primaire du Rhône, fondée à Lyon en 1828 et autorisée en 1829, entretient de nombreuses écoles de garçons et de filles; elle fait faire en outre des cours spéciaux de dessin, de tenue de livres, de musique vocale, etc.
La Société d’éducation de Lyon, autorisée en 1838, s’occupe de tout ce qui peut intéresser l’enfance et son développement physique, intellectuel et moral. Son siège officiel est au Palais des arts.
L’École de» Beaux-Arts, fondée à Lyon par le décret du 25 germinal an xm, dans le but de fournir aux manufactures d’étoffes de soie des dessinateurs habiles, a beaucoup contribué à répandre à Lyon le goût et l’étude des beaux-arts. Elle se divise en 7 classes : de la figure (3 divisions), de fleurs, d’ornement, de peinture, de sculpture, statuaire, ornement modelé appliqué à la marbrerie, orfèvreries en bronzes, stucs, etc., d’architecture, de gravure, lithographie et gravure sur bois. Les cours de ces classes ont lieu tous les jours, excepté les jeudis et les dimanches, de 9 heures à 2 heures, au Palais des arts. Pendant la saison d’hiver, c’est-à-dire pendant les mois de novembre, décembre, janvier et février, une séance pour l’étude, d’après le modèle vivant, à laquelle les personnes étrangères à l’école peuvent être admises, a lieu de 6 à 8 heures du soir, tous les jours de la semaine, excepté le samedi. On fait encore à l’École des beaux-arts des cours de géométrie pratique, de géométrie descriptive et de stéréotomie, de perspective, d’anatomie de l’homme et des animaux domestiques appliquée aux beauxarts.
N. B. Les places à l’école sont accordées de préférence aux enfants de négociants et de fabricants qui se destinent aux manufactures d’étoffes de soie.
L’École vétérinaire de Lyon, le premier établissement de ce genre qui ait existé en France, fut fondée par un Lyonnais nommé Bourgelat, et ouverte le 1 er janvier 1762. Toutes les écoles vétérinaires que possèdent aujourd'hui les diverses con-