‹ De Paris à Lyon et à AuxerreChapitre 142 sur 158 · LYON. — INSTRUCTION PUBLIQUE · texte numérisé non relu

LYON. — INSTRUCTION PUBLIQUE

trèes de l’Europe ont été formées par des élèves de celle de Lyon, qui compte actuellement 150 élèves.

L’École de La Martiniere, fondée à l’aide d’un legs que le major général Claude Martin avait fait à la ville de Lyon, pour venir en aide aux classes ouvrières du département du Rhône, est destinée à l’enseignement gratuit des sciences et des arts appliqués à l’industrie. Elle possède un musée industriel, ouvert les mercredis et dimanches.

On trouve en outre à Lyon une Institution des sourds-muets des deux sexes (montée Balmont, quartier de Vaise) ; un Gymuase civil (rue de Jarente, 13); une École théorique et pratique d Horticulture.

Parmi les établissements religieux, nous mentionnerons le Séminaire métropolitain (maison de Saint-Irénée, place Croix- Pâquet), fondé en 1659; le Petit séminaire de Notre-Dame des Minimes, autorisé le 14 décembre 1828; Y Institution des Chartreux.

Sociétés savantes.

L’Académie des sciences , belles- lettres et arts de Lyon a été fondée en 1700. Elle se compose de membres associés, de titulaires, de titulaires émérites et de titulaires ordinaires. Ses deux classes, sciences, belles-lettres et arts, se subdivisent : la première, en trois sections, la seconde en quatre; elle siège au Palais des arts et possède une bibliothèque particulière de plus de 5000 volumes, que lui a léguée, le 23 octobre 1763, M. Adamoli, et qui a depuis été augmentée par de nombreuses donations

La Société d’agriculture, d’histoire naturelle et des arts utiles, fondée en 1761, siège aussi au Palais des arts. Elle publie tous les deux mois le résultat de ses travaux, sous le titre d 'Annales des sciences physiques et naturelles, d' agriculture et d industrie. Ces annales forment chaque année un volume. La société possède sur la commune d’Écully une ferme consacrée à des expériences agricoles.

1. On lira avec intérêt le discours prononcé, le 3 janvier 1837, dans la séance publique de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon, par M. Bouillier, président, et intitulé : L'académie de Lyon au sviu* siècle.

ITINÉRAIRE DE DIJON A LYON

La Société littéraire de Lyon a été fondée en 1807, sous le titre de Cercle littéraire. Elle compte 45 membres titulaires. Les Sociétés de médecine , de pharmacie , linnéenne, ne méritent qu’une simple mention. La Société des amis des arts a pour but de favoriser les progrès de l’art à Lyon par des expositions publiques et par des concours institués dans l’intérêt des manufactures lyonnaises. La Société académique d'architecture, fondée en 1830, « propose chaque année un sujet de concours pour l’encouragement de l’art dont elle s’occupe. » La Société d'horticulture pratique du département du Rhône , autorisée en 1844, fait une exposition tous les ans et une exposition générale tous les cinq ans. Elle publie un bulletin mensuel.

Établissements de bienfaisance et de prévoyance.

L'Hôtel-Dlen de Lyon (quai de l’Hôpital), ou l’hôpital général des malades, a été fondé vers le commencement du vi c siècle, par le roi Childebert, fils de Clovis, et sa femme Ultrogothe. Il reçoit dans ses vastes bâtiments les malades fiévreux ou blessés des deux sexes ét de tout pays; mais les enfants au-dessous de seize ans n’y sont point admis. Toutes les maladies y sont traitées, excepté celles qui sont jugées incurables, les maladies secrètes, mentales, cutanées et l’épilepsiç. En outre, les malades externes qui ne veulent pas y entrer, ou dont la maladie n’est pas assez grave pour qu’ils y soient admis, sont visités les mardis et samedis par les médecins et chirurgiens, dans une salle spéciale, et la pharmacie leur délivre gratuitement les médicaments prescrits. L’Hôtel-Dieu contient 1200 lits gratuits, 150 lits payants à 1 fr. 25 cent, par jour, et plusieurs chambres à un seul lit, du prix de 12 fr. par jour. Le service y est fait par huit médecins, six médecins suppléants, un chirurgien-major, un aide-major, vingt et un élèves chirurgiens internes, nommés au concours, cent cinquante sœurs hospitalières, et des frères hospitaliers soumis, comme les sœurs, à l’autorité de l’administration.

La façade de l’Hôtel-Dieu, qui se développe le long du quai du Rhône sur une étendue de 325 mètres, a été commencée en 1737 sur les dessins de Soufflot, suspendue avant la Révolution.

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