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DES LAUMES A DIJON

Quand on a quitté la station des Laumes et laissé à droite la vallée de la Brenne , on voit Alise- Sainte-Reine, groupé sur le versant occidental du mont Auxois. On franchit deux fois l’Oze, puis le Rabutin; et, au delà de Grésigny-sous-Alise , on peut apercevoir le clocher de Bussy-le-Grand. La vallée de l’Oze se rétrécit ; elle offre à peu près les mêmes aspects que celle de la Brenne : des champs et des prairies en occupent le fond, où serpente la rivière; des rochers ou des bois couronnent les crêtes des deux montagnes qui la forment, et dont les points culminants varient de 410 à 460 mètres. En face du mont Pevenel, qu’une dépression de terrain sépare du Mont-Auxois, on aperçoit, sur la gauche, Munois, hameau, au delà d’un vallon latéral arrosé par le ru du Vaux.

33' STATION.— DARCEV.

8 kil. des Laumes. — 265 kil. de Paris.— 50 kil. de Dijon. - 247 kil. de Lyon.

Darcey est un village de 709 habitants , situé à 2 kilomètres du chemin de fer. Ses grottes sont renommées , car elles contiennent un beau lac souterrain , et il en sort une belle source appelée la Douise, qui fait tourner les roues d’un moulin.

Au delà de Darcey, on laisse du même côté, c’est-à-dire à gauche, Gisfey-ious-Flavigny (447 hab.), puis, après avoir franchi l’Oze, on traverse Thenissey (450 hab.). A gauche, sont l’église et le village. A droite, on domine le château, reconstruit en 1718, près de l’ancien château féodal, dont il reste quelques débris. Une station doit, dit-on , être établie dans ce village ou

dans le village voisin de Boux, car on compte 22 kil. des Laumes à Verrey. Boux- sous- Salmaise (745 hab.) est situé à la droite de la voie, sur la rive gauche de l’Oze, à l’entrée d’une combe, et dominé par son signal, qui atteint 502 mètres. A peine l’a-t-on dépassé que l’on aperçoit, à gauche, les ruines d’un château féodal, et les maisons d’un village pittoresquement groupées sur la crête d’une colline à plus de 100 mètres au-dessus du chemin de fer. Ce village, c’est Salmaise (554 hab.), qui dépend, comme tous ceux que nous avons vus depuis les Laumes, du canton de Flavigny (arrondissement de Semur, Côte-d’Or). Il est fort ancien, car ses seigneurs étaient déjà connus au x* siècle. La terre de ce nom appartint longtemps aux ducs de Bourgogne. Elle tomba, en 1477, en la possession de Louis XI, qui la donna au maréchal de Hochberg. En 1691 elle fit retour au domaine. En 1706, Louis XIY la démembra, en vendit une partie et remit Salmaise au vicomte de Tavannes. Elle avait changé plusieurs fois encore de propriétaire quand la Révolution éclata. Le village était autrefois entouré d’une enceinte fortifiée percée de trois portes. Quant au château construit par les barons de Mont- Saint- Jean, réparé et fortifié par les ducs de la première race, il était déjà en ruine du temps de Courtépée. Il n’y restait alors que quatre tours, un puits taillé dans le roc, un double fossé, des souterrains et le chœur de la chapelle caslrale.

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