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DIJON. — SOCIÉTÉS SAVANTES

22 octobre 1833. Depuis 1841 elle occupe une des salles de l’hôtel de ville. On doit lui donner un local plus convenable dans le bâtiment neuf, élevé sur les ruines de la Sainte-Chapelle. Au mois de décembre 1855 elle comptait quatre académiciens honoraires : MM. Chaper, de Lamartine, Le Roy de la Tournelle et le maréchal Vaillant, et 36 académiciens résidents. Elle publie chaque année un volume de mémoires.

La Commission d’antiquités de la Côte-d’Or, établie en 1831, a pour but de préserver de l’oubli et de la destruction les monuments et vestiges d’antiquités que renferme le département de la Côte-d’Or. Elle compte maintenant 226 membres, tant titulaires que correspondants. Des fonds lui sont alloués par le conseil général du département. Les séances se tiennent aux archives générales, rue Jeannin, le 1 er et le 15 de chaque mois, à dater du 15 novembre. Elle publie chaque année des mémoires sur les antiquités et les monuments anciens de la Bourgogne.

Le département de la Côte-d’Or et Dijon possèdent aussi : une Société d'agriculture et d’industrie agricole , fondée en 1831 ; une Société médicale, qui date de la même année ; une Société d'horticulture, instituée en 1851 ; une Société des amis des arts; une Société de lecture, fondée en 1828, composée de 126 membres ayant acquis 9810 volumes qui lui ont coûté 50 000 fr. Enfin on vient d’y fonder (1857) une Société permanente des amis des arts , dont le but est de favoriser le développement des arts en organisant des expositions publigues et en ouvrant des concours.

Institutions de charité et de prévoyance.

L’hôpital général s’élève vis-à-vis de la porte d’Ouche , à l’entrée du faubourg de ce nom. Il a été fondé en 1206 par Eudes III, septième duc de Bourgogne. Il ne dépense pas les trois quarts de ses revenus, bien qu’il renferme 600 lits. Chaque année, l’excédant des recettes est employé à d’importantes améliorationst Des sœurs hospitalières, réorganisées en 1810, y ont remplacé en 1688 des prêtres séculiers qui, en 1605, avaient succédé aux religieux hospitaliers de l’ordre du Saint-Esprit. Il 119 13

ITINÉRAIRE DE PARIS A DIJON

reçoit les malades indigents de la ville , les blessés , le3 militaires de la garnison, les vieillards des deux sexes âgés de plus de 60 ans et qui ne peuvent plus vivre de leur travail, les enfants trouvés et abandonnés. Un malade coûte en moyenne 1 fr. 10 c. par jour. La mortalité est de 1 sur 22. La majeure partie des bâtiments datent du xvn e siècle. Le portail de la salle principale des malades, où se célébraient autrefois les offices religieux, élevé en 1608 par de Noinville, achevé en 1842 par M. Petit, est orné d’un beau groupe de figures, représentant la Charité, par Dubois. La chapelle actuelle a été bâtie en 1842. Les archives du bureau d’administration renferment un manuscrit très-ancien et très-curieux écrit sur vélin, orné de vignettes coloriées, et intitulé : L'Histoire de l'origine et de la fondation de l’hospice par Eudes III. Les vignettes ont été remarquablement gravées au trait par M. Monot , de Dijon , aux frais de la Commission d’antiquités.

L’hospice Sain te- An ne, fondé en 1633 par Pierre Odebert, conseiller au parlement de Bourgogne, occupe depuis 1803, dans la rue à laquelle il a donné son nom, l’ancien couvent des Bernardines. Dirigé par onze dames qui n’appartiennent à aucune congrégation religieuse et ne font point de vœux, il reçoit 140 jeunes filles légitimes, dont les parents sont indigents. Admises de dix à onze ans, ces jeunes filles ne peuvent rester plus de sept ans dans l’établissement ; on leur donne une instruction religieuse et morale, et on les exerce à la broderie, à la couture, au repassage du linge. Le produit de leur travail, versé dans la caisse du receveur des hospices, s’élève à 400 fr. par mois. Les revenus de l’hospice dépassent d’ailleurs 50 000 fr.

L’Asile des aliénés, créé en 1832-1833, ouvert le 1 er janvier 1843, situé à 10 minutes de l’embarcadère du chemin de fer, en suivant la route de Plombières, mérite la visite de tous les etrangers, car il a été établi sur l’emplacement qu’occupait autrefois le couvent des chartreux, fondé par Philippe le Hardi. Il peut recevoir 300 malades appartenant aux diverses classes de la société, et pour lesquels on a établi divers prix de pension en rapport avec la position sociale des pensionnaires.

Dix-neuf sœurs de la congrégation de Saint-Vincent de Paul,

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