‹ De Paris à Lyon et à AuxerreChapitre 77 sur 158 · TABLEAUX · texte numérisé non relu

TABLEAUX

École française.

8. Boullogne (Bon). Jésus lavant les pieds à ses apôtres. — 13. Chardin. Portrait de Jean-Philippe Rameau. Très-remarquable peinture. — 16. Colson. (Cet artiste naquit à Mâcon vers 1750.) Une jeune fille surprise par le sommeil. Ce charmant tableau a été gravé. — 17. Le même. Portrait de son père. — 22. Coypel (Antoine). Sacrifice de Jephté. Un des meilleurs tableaux de ce maître. — 25. Coypel ( Charles-Antoine ). L’Adoration des bergers. — 26. Coypel (Charles). Apollon couronné par la Victoire après avoir triomphé du serpent Python. — 27. Coypel (Noël- Nicolas). Sainte Geneviève. — 31. Devosge [François). L’Assomption de la Vierge. — 32. Le même. Sainte-Anne et la Vierge. Dessin. — 33. Le même. La peste de David. Beau dessin à l’encre de Chine, que Devosge a exécuté à l’âge de 78 ans. — 34. Le même. Le triomphe de Bacchus et d’Ariane. Dessin à l’encre de Chine, terminé à la mina de plomb. — 35. Le même. Adam et Eve chassés du paradis terrestre. Dessin à l’encre de Chine.— 36. Devosge (Anatole). Le dévouement de Cimon. — 37. Le même. Hercule et Phillo. Les deux Devosge ne furent pas des artistes de premier ordre; ils n’avaient comme peintres qu’un talent médiocre, mais ils aimèrent passionnément les arts, ils leur consacrèrent leur vie entière avec un dévouement qui mérite et qui leur a valu la reconnaissance publique. Devosge père, né à Gray, en 1732, de parents qui, depuis plusieurs générations, avaient exercé l’art de la sculpture, vint à Paris à l’âge de 14 ans. Guillaume Coustou le reçut parmi ses élèves. Il faisait des progrès rapides lorsque, à 18 ans, une cataracte le priva delà vue. Six années se passèrent ainsi, car une première opération était restée sans résultat, enfin, une seconde tentée par l’oculiste Daviel, fut plus heureuse. Mais le jeune sculpteur dut, par ordre de la Faculté, renoncer à son art. lise fit peintre. Après diverses vicissitudes, il vint se fixer à Dijon, où, malgré l’exiguïté de ses ressources, il

DIJON. — LE MUSÉE

fonda l’Ecole gratuite des beaux-arts, pour laquelle il obtint de l’administration de la province linstitution des prix de Rome. Il n’existait alors (1766) que deux écoles de ce genre en France, celle de Paris et celle de Dijon. Cette école a constamment prospéré depuis. Devosge père mourut en 1811. Son fils Anatole lui succéda dans la direction de l’École des beaux-arts. A sa mort (1852), il a fait don de sa collection particulière à la ville de Dijon. Cette collection est exposée aujourd’hui dans une salle du musée , ornée des bustes des deux Devosge (celui du fils est au milieu de la salle). On y remarquera le portrait de Devosge père par Prudhon, plusieurs esquisses à l’estampe de Prudhon, dont la principale représente le Monde sortant du chaos, trente-six études dessinées par le même pendant son séjour à l’école de Dijon ; — Devosge père lui en achetait pour le soutenir dans ses débuts quand il luttait contre la pauvreté ; — de curieuses études de Gagneraux; un admirable portrait de femme attribué à Mirevelt; un beau paysage de l’école vénitienne; un tableau de fruits; une descente de croix; plusieurs dessins de maîtres anciens. Anatole Devosge avait légué en outre : à la ville, une nombreuse collection de gravures en cartons et sa bibliothèque ; à Rude, élève de son père et son ami, une somme de 12 000 fr., àla condition que le donataire ferait une statue en marbre pour le musée de Dijon (cette statue, que Rude n’a pas complètement achevée, représente l’Amour dominateur du monde. M. Nanteuil, membre de l’Institut, est chargé de la terminer); àla ville, une somme de 15000 fr. , dont les intérêts sont destinés à soutenir, à Paris, l’élève de l’école qui aura le mieux réussi dans le dessin du modèle vivant. — 42. Gagneraux (Bénigne), né à Dijon en 1756, mort à Florence en 1795. Soranus et Servilie. Ce tableau, commandé à Rome, par Mad.ime Adélaïde, en 1792, a obtenu le premier prix à Paris à l’exposition de 1799, quatre ans après la mort de son auteur. — 43. Le même. La bataille de Sénef. Le grand Condé est renversé avec son cheval dans un fossé. Son fils, le duc d’Enghien , qui combattait à ses côtés „ accourt pour le relever et reçoit lui-même une blessure au bras. — 44. Le même. Le passage du Rhin par l’armée française, sous le commandement du grand Condé. — 45. Le même. Une bacchanale. Esquisse non terminée. Gagneraux y travaillait lorsque la mort le surprit à 39 ans. Cet artiste, le premier grand peintre qu’ait produit l’école de Dijon, fut un élève de François Devosge. Il remporta le premier prix dans le concours de 1778. Envoyé à Rome aux frais de la province, il s’y distingua par des talents si extraordinaires, que Pie VI vint un jour, en compagnie du roi de Suède, Gustave III , admirer une bacchanale qu’il avait esquissée avec du charbon sur les murs d’une salle des bains de Dioclétien, comprise alors dans le

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couvent des Chartreux de Rome. Gustave III s’empressa de nommef le jeune artiste son premier peintre, et le chargea de représenter son entrevue avec le pape-. Ce tableau orne aujourd’hui une des salles du palais royal de Stock holm. La Bataille de Sênef et le Passage du Rhin étaient destinés dans le principe au palais des États de Bourgogne. — 46, 47. Le même. Chocs de cavalerie. Dessins lavis au bistre. — 51, 52, 53, 54. Creshj. Enfants. Peintures naïves qui ne sont pas sans mérite.— 57. Jaurdy (Paul) , néà Dijon, en 1805. Achille et Scamandre. Tableau de loges, ‘2° prix. — 58. Le même. Thésée reconnu par son père. Ces deux tableaux sont placés à l’École des beaux-arts. Le musée de Dijon possède un tableau de cet artiste, qui n’est pas encore mentionné dans le catalogue. Ce tableau, dont les vastes dimensions ne manquent jamais d'attirer les regards des visiteurs, a pour sujet les Océanides. Il a obtenu une première médaille à l’une des expositions de Paris. C’est le dernier envoi de Rome de son auteur, mort en 1856.— 60. Jouvenet (Jean). Le Christ sur la croix. — De 70 à 77. L allemand (Jean- Baptiste), né à Dijon vers 1710. Paysages et marine. La plupart de ces tableaux méritent toute l’attention des connaisseurs. Nous recommandons surtout les effets du soleil levant et du soleil couchant, et les deux paysages avec figures (n° 77). Ce remarquable artiste était le fils d’un tailleur qui lui apprit son état. Entraîné par une vocation irrésistible, il employait ses moments perdus à dessiner et à peindre. Il était venu à Paris pour se perfectionner dans l’art de la couture. Un jour, une des pratiques du maître tailleur, chez lequel il travaillait, manifestait devant lui le désir de connaître un peintre qui pût décorer sa maison de campagne. Il se leva tout à coup en s’écriant : a Je m’en charge.» D’abord, on se moqua de lui, puis on le prit au mot, et il s’acquitta si bien de sa tâche qu’il renonça dès lors à l’état de tailleur. Après avoir étudié en Italie, mais surtout à Rome, où il se maria, il se rendit eu Angleterre, puis il vint se fixer à Paris. La date de sa mort est inconnue. Un grand nombre de ses tableaux ont été gravés. — 78. Largillière. Portrait de Bouhier. — 86. Lebrun (Charles). Jésus foudroyant les anges rebelles. Plafond. — 88. Lê curieux (Jean- Joseph), né à Dijon, en 1801 , élève de M. Devosge. François I er au tombeau de Jean sans Peur, à la Chartreuse de Dijon. — 91. Le n air. Portrait d’Altiret.

— 102. Mignard, (Pierre). Son portrait. Bonne copie. — 103. Le même. Portrait de Mme de Sévigné. Copte par M. Carbillet, élève de l’école de Dijon , d’après le tableau original que possède M. le marquis de Vence.

— 104. Le même. Portrait d’un peintre inconnu. — 107. Nat lier (Jean- Marc). Portrait de Marie Lcc/inska. Un des plus beaux portraits du musée. — 108. Le même. Portrait de Louis, dauphin de France, fils de

DIJON. — LE MUSÉE

Louis XV. — 109. Oudry. Poissons et canards. — 110- Parrocel (Joseph, le père). Une bataille. Très-remarquable peinture. — 111. Pater (J. C.). Danseurs espagnols. — 117. Prudhon ( Pierre-Paul ). Tète de la Vierge. Dessins aux deux crayons (voy. ci-dessous Statues, le plafond de la salle des statues). — 119. Quantin (Nicolas). Un évêque bénit un enfant présenté par sa mère. — 120. Le même. Sainte Catherine. — 121. Le même. La Circoncision. — 122. Le même. Tête de sainte Élisabeth. — 123. Le même. La Visitation. — 124. Le même. L’Adoration des bergers. Cet artiste est mort à Dijon, en 1636. On ignore le lieu de sa naissance. Il n’eut pas de maître et n’imita 'aucun autre peintre. Son plus beau tableau orne l’église Sainte-Anne (voy. ci-dessus). — 127. lier el (Gabriel). Portiait de Lenet. — 129. Le même. Portrait de Jean Dubois, sculpteur dijonnais.— 134-135. Robert (Hubert). Temple antique. Écuries. — 137. Tassel (Richard). Le triomphe de la Vierge dans le ciel. — 154. Troxj (Jean-François de). Jésus devant Pilate. Très-bonne peinture. — 161, 162. Vanloo (Charles-André). La condamnation de saint Denis. Saint Georges terrassant le Dragon. —903. Forey (Jules), né à Dijon. Suzanne au bain.

Parmi les tableaux de l’école française qui ne sont pas indiqués sur le catalogue , nous signalerons encore :

904. Frillié (Félix), né à Dijon, artiste vivant. René racontant sa vie. Ce tableau remarquable par sa composition, par l’expression des physionomies, par le soin consciencieux avec lequel toutes ses parties sont traitées, a figuré à l’exposition de 1845. — 908. Joyant. Ruines du Forum. — 915. Prudhon. Remarquable portrait de Bornier, statuaire, élève de Devosge. — 917. Sophie Rude. Émeute à Bruges. — 997. Dessin de Prudhon.— 1024. Portrait. — Deux tableaux signés Ziegler, etc.

tcole flamande, allemande, hollandaise.

201. Artois (Jacques van). La forêt de Soignies. — 204. Bernaert. Nature morte. Chats et Chiens. — 206. Bol (Ferdinand). Les cinq sens.— 207. Attribué à Ferdinand Bol. Un violon entre une tête de mort et un calice. Une des plus belles peintures du musée. — 208. Both (André et Jules). Vue d’Italie au soleil couchant. — 212. Breughel (de Velours). Vue à vol d’oiseau. — 213. Champaiyne ( Philippe de). La Présentation de Jésus au temple. Un des beaux tableaux de cet artiste. — 216. Crayer (Gaspard de). L’Assomption de la Vierge. — 217. Le même. Les apprêts de la sépulture. — 220, 221. École de Van Dyck. Martyre de sainte Marie de Cordoue. Portrait d’un jeune homme. — 223. Enge'lbrechtsen (Corneille). L’Annonciation. Ce tableau acheté , 1 fr. 50 c. et restauré par le conservateur du musée, a été aussi attribué à maître Stéphande

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Cologne. — 225. Eyck ( Jean van). Portraits de Jean van Eyck et d'Hubert van Eyck sur le même panneau. Copie réduite d’après le tableau original qui est h Gand. — 227. Floris (François). Une femme à sa toilette. — 230. Frank (François). Tomyris. —231. Le même. L’Adoration des Mages. — 234, 235, 236, 237. Greuzen (Charles). Marines, paysages. Marché aux chevaux , vues de villes — 239. Hemmelinck (Jean). L’Adoration des bergers. Ce tableau, peint sur bois, a beaucoup souffert. — 240. Hemmessen (Jean de). Une femme endormie. — 254. Meulen (van der). Le siège de Besançon en 1674. Très-remarquable tableau de ce maître. — 255 , 256 , 257 , 258. Le même. Siège de Lille en 1067, Passage du Rhin en 1672, Siège de Givet, Portrait de Louis XIV Achevai. — 259. Neefs (Peler) Intérieur d’une église. — 264 , 265. Deux tètes (un vieillard et une vieille femme) vues de profil. Ces deux tableaux ont été attribués à Rembrandt et à Gérard Dow. — 267. Rubens ( Pierre- Paul ). La Vierge présente l’enfant Jésus à saint François d’Assise. — 269. Le même. La Cène. Esquisse terminée. — 270. Le même. L’entrée de Jésus-Christ à Jérusalem. Belle esquisse. — 275, 276, 278, 279. Téniers, le jeune (David). Tabagie, buveurs et fumeurs. — 295, 296. Wouwermans (Pierre). Haltes de voyageurs et de chasseurs. — 299. Inconnu. Soldat flamand. — 302. Inconnu. Scène d’hiver. — 305. Inconnu. Tête d’homme.

Écoles italiennes.

311. Albano. La sainte famille. — 314. Le Bassan (Jacopo de Ponte). Noé fait entrer les animaux dans l’arche. — 215. Le même. La Flagellation. — 316. Le même. Les disciples d’Emmaüs. Un des beaux tableaux de ce maître. — 317. Bassan (Lëandrc). Le martyre de saint Sébastien. — 318. Batoni (Pompeo). Cléopâtre fait voir à Auguste le buste de César. — 319. Carrache (Annibal). La Chananéenne. — 324. Lç Dominiquin. Saint Jérôme. Cette magnifique étude, un des plus beaux tableaux du musée de Dijon, a été attribuée, par certains amateurs, à d’autres maîtres. — 325. Ribera Les apprêts de la sépulture. Belle copie, par G. Léthière, du tableau original que possède le musée de Naples. — 335. Le Guide, Adam et Eve. — 344. Le Parmesan. Sainte Catherine. — 349. Paul Véronèse. Moïse sauvé des eaux. Un des chefs-d’œuvre de ce maître. — 350. Le même. La Vierge entourée de la gloire céleste. — 354, 355. Le Pérugin. Madones. — 357. Pietre de Corlone. L’enlèvement des Sabines. Copie par Naigeon, élève de François Devosge. — 362. Raphaël. L’École d’Athènes. Bonne copie faite à Rome par Carlo Napolitano. — 372, 373. La Rosalba (C arriéra). La femme à la colombe. La Printemps. Deux magnifiques pastels. — 375. Le Tintoret. L’Assomption

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de la Vierge. —377. Andrea del Sarto. Saint Jean.— 385. Inconnu. Portrait de Charles le Téméraire. Ce curieux portrait, peint peu de temps après la mort du duc de Bourgogne , doit être ressemblant, qu’on nous permette cette expression. Avant de faire partie du musée de Dijon (1836), il dépendait du cabinet que M. Perchet avait formé à Gray (Haute-Saône). — 392. Inconnu. Le pillage du temple de Jérusalem.

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