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DE DIJON A LYON

Quand on sort de la gare couverte de DijoD, on passe au-dessus de la route d’Auxerre, puis, laissant à droite l’Arquebuse et le Jardin des plantes, à gauche les églises Saint-Bénigne et Saint- Philibert, on vient longer l’ancien rempart qui a été en partie détruit. Au delà du lycée on aperçoit, à gauche , les tours de Saint-Jean et le dôme de Sainte-Anne. A droite, l’hôpital attire les regards au moment où l’on franchit la porte d’Ouche, sur ce viaduc qui est aussi incommode pour les voitures que pour les piétons, et dont nous avons déjà déploré la laideur. Plus loin, du même côté, le sommet boisé du Mont-Afrique (580 mètres) domine la montagne isolée et nue de la motte Giron, que couronne la ferme de Bel-Âir (405 mètres). On côtoie l'Ouche, qui coule au pied du bastion de Tivoli, sur une moitié duquel le

I. Voir à la fin du volume les tableaux des prix des places et les renseignements relatifs à la durée du trajet, aux correspondances, aux billets d’aller et retour, etc.

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chemin de fer s’est établi, et qui terminait le rempart de Saint- Pierre. Au delà de ce rempart, près de Suzon , se montrent les toits rougeâtres du nouvel abattoir. On franchit l’Ouche, dont les beaux moulins s’élèvent à peu de distance en deçà du parc ; on laisse, à gauche, l’embranchement d’Auxonne, Gray, Dôle, Salins, Besançon, Belfort, les Verrières et Jougne; puis on traverse le canal de Bourgogne sur un pont biais d’une seule arche enfonte de 15m., 50 c. de portée, pour courir dans la direction du sud , parallèlement à la chaîne des montagnes de la Côte-d’Or que longe la route de terre, mais dont le chemin de fer reste à une trop grande distance. Le Mont-Afrique disparaît bientôt derrière les premiers mamelons de cette chaîne ; mais on voit s’ouvrir, entre Bel-Air à gauche et Talant à droite, la vallée de l’Ouche, par laquelle on est arrivé à Dijon. Sur la gauche, quand le temps est clair, la ligne bleuâtre des montagnes du Jura, dominée quelquefois par le Mont-Blanc, termine souvent à l'horizon la vaste plaine de Bourgogne, qui se rallie à celle de la Franche-Comté.

Le département de la Côte-d’Or possède actuellement environ 26 500 hectares consacrés à la culture de la vigne. Sur ces 26 500 hectares, 24 000 disséminés sur tous les points du département et plantés en gamets, ne donnent que des vins ordinaires (de 50 à 60 hectolitres par hectare dans les bonnes années); 2500 hectares seulement, plantés en rioiricns ou pinots, produisent des vins fins (18 hectolitres environ par hectare). Ils se trouvent tous réunis sur le versant oriental des coteaux que domine, de Dijon à Santenay, cette chaîne de montagnei qui, désignée sous le nom de Côte-d’Or, se relie, au nord, au plateau de Langres, au sud, aux montagnes du Charolais, en séparant les bassins de la Seine, de la Saône et de la Loire. Cette ligne presque ininterrompue de vignobles, le chemin de fer la longe de Dijon à Chagny, à des distances variables (de 2 à 5 ou 6 kilomètres) . Nous en signalerons, en passant, les clos ou climats les plus renommés. Rappelons seulement, avec M. Lavalle 1 , que les vins de la Côte-d'Or sont au premier

1. Histoire et statistique de la vif/ne et des grands vins de la Côte-d’Or, par M. S. Lavalle, avec le concours de MM. Joseph Garnier et Delarue, ouvrage en-

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