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GASPARD MONGE SES ÉLÈVES ET

SES CONCITOYENS MDCCCXLIX.

Le célèbre mathématicien Monge, mort en 1818 , est né à

BEAUNE

Beaune, le 10 mai 1746, comme le rapporte une inscription placée sur la maison où sa mère lui donna le jour. Sa statue passe avec raison pour un des meilleurs ouvrages de Rude.

On trouve encore, dans certains quartiers de Beaune, de jolies maisons de la Renaissance. Nous signalerons surtout la cour de la maison de la place Monge, 20, occupée par M. Lambert, imprimeur (ancien hôtel des de La Mare).

La bibliothèque publique , établie dans les bâtiments d’un ancien couvent, possède plus de 30 000 volumes et manuscrits. On y a réuni des fragments de sculpture romaine, trouvés dans le territoire de Beaune, des objets d’art divers, des dessins et des antiquités du moyen âge. En 1856, ce musée naissant s’est enrichi, disait le Journal de la Côte-d'Or, d’un muscle du bras de Jean sans Peur, d’un fragment du cuir de bœuf dans lequel fut roulé son corps, et d’un reste de la robe de chartreux dans laquelle il fut enseveli à Dijon, dans l’église des religieux de cet ordre. « Quelques restes d’aromates qui ont servi à l’embaumemeat sont parfaitement conservés , après un séjour de plus de quatre siècles dans les entrailles de la terre. Il en est de même des cheveux du duc, qui ont gardé leur couleur. »

Les archives, conservées à l’hôtel de ville et mises en ordre par M. Garnier, sont fort riches. On y voit la charte d’affranchissement de la commune en 1203.

De l’ancien château fort, démantelé par Henri IV, il reste encore les deux énormes tours rondes dont nous avons déjà parlé et qui gardaient la porte extérieure, démolie seulement en 1829.

Mentionnons seulement les promenades appelées les buttes et le jardin anglais. Ces promenades n’ont rien de très-curieux pour les étrangers, qui verront cependant avec plaisir de beaux platanes sur les remparts, et particulièrement le rempart des Dames, auquel on arrive par un double escalier du bastion des Lions (style Louis XV). Ce rempart tire son nom du voisinage de l’ancienne abbaye royale des Dames du Lieu-Dieu. Le bastion a dù le sien à deux pilastres surmontés de lions supportant des écussons autrefois armoriés *.

1. Les armoiries de la ville de Beaune représentaient autrefois une Vierge d’ar-

ITINÉRAIRE DE DIJON A LYON

Le vignoble de Beaune est l’un des plus importants de la Bourgogne; il occupe une superficie de 1050 hectares, dont 500 au moins sont consacrés à la culture du pinot, et qui, dans les années abondantes, peuvent produire de 25 à 30000 hectolitres de vins fins, t L'étude particulière des principaux climats de ce • vignoble présente, dit M. Lavalle, des difficultés presque insurmontables. Les climats sont en général très-étendus, et ont, par conséquent, des qualités différentes dans leurs différentes parties ; puis la propriété est extrêmement divisée; un très-petit nombre de propriétaires font des cuvées d'un seul climat ; la plupart obtiennent des vins d’une grande valeur en réunissant des récoltes des parcelles éloignées. » Parmi les vins de tête de cuvée, M. Lavalle cite les Fèves, les Grèves, les Cras, et les Champs Pimonts. Avant la Révolution, la plus grande partie des vignobles de Beaune appartenait à l’abbaye de Cîteaux, au chapitre de Notre-Dame, aux chartreux, aux carmélites et à l’ordre de Malte.

Après avoir, au delà de la station de Beaune, traversé sur des ponts-viaducs les routes aboutissant aux faubourg Saint- Jean et de la Madeleine, on franchit, au faubourg Perpreuil, la Bou-

zoise sur un viaduc haut de huit mètres, et de dix arches en plein cintre (l’une de 6 mètres, les autres de 4 m ,70 d’ouverture). On laisse à gauche Montagny-lez-Beaune, et bientôt on aperçoit à droite, au pied de la Côte, à côté d’un vallon arrosé par l’Avant-Dheune , Pommard (1166 hab.), village qui cultive 330 hectares de plants fins, et dont un grand nombre de climats — les Arvelets, les Hugiens, le Clos de la Commareine, les Èpenots, la Befène, les Fremiers qui s’étendent sur Volnay, etc. — méritent d’être classés au premier rang. Nos aïeux qualifiaient les vins de Pommard de loyaux, vermeils et marchands. Le plus grand nombre des vignes de Pommard appartenait, avant la Révolution, à des princes ou à des ordres religieux.

On remarque à Volnay une petite chapelle connue sous le nom de chapelle de Volnay , visitée avec intérêt par les anti-

gent sur un champ d'azur, avec l’Enfant-Jcsus tenant du raisin. La devise était Causa nostrœ lætiliæ; mais comme ii y avait équivoque entre la Vierge et le raisin, on changea l’exergue en celle-ci : L'rbis et orbis honor.

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