XIII. Naissance de Jésus-Christ.— La Vierge
couchée dans un lit rustique , et recouverte d'une draperie d'azur, se retourne avec une grâce ineffable et une expression d'amour angélique, vers l'enfant qui est posé dans la crèche, à côlé du bœuf et de l'âne. Des bergers et des moutons sont au pied du lit. Au-dessus, volent des séraphins qui chantent la gloire du Père et les louanges du Fils.
XIV. L'Adoration des Mages. — Simplicité grecque des figures et de leurs draperies. Un chameau indique le roi de l'Arabie. Cette fresque et la précédente sont mal conservées.
XV. La .Présentation. — Toujours simple de lignes et délicieux d'expression.
XVI. La Fuite en Egypte. — L'âne est dessiné avec une singulière justesse. Tout ce qui appartient aux régions inférieures de la nature est déjà plein de vérité. Le reste est rehaussé, idéalisé par un choix exquis de types et de contours, par l'élévation et la pureté du sentiment. Un ange guide les proscrits fugitifs. Des adolescents les accompagnent.
XVII. Massacre des Innocents. — Les mères ne s'arrachent pas les cheveux^ ne se livrent
pas aux contorsions de la rage. Elles sont contenues dans leur désespoir, comme des personnages antiques. Leur désolation est cependant profonde, et leurs entrailles maternelles sont déchirées. Elles supplient Hérode, qui préside au massacre du haut d'une tribune. Elles sont encore belles dans l'affreuse douleur qui altère leurs nobles visages. Des enfants morts sont entassés sur-Ie premier plan; un homme se détourne de ce spectacle avec horreur.