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COPENHAGUE : UN COIN DU' PORT

fresques extérieures représentant le retour du grand sculpteur dans sa patrie, et la singulière tour de l'église du Sauveur, avec son escalier à haute balustrade...

Au centre de la ville, une immense ruine, d'aspect désolé, mais grandiose. De quelque côté que l'on aille, elle frappe sans cesse les yeux. C'est le château de Christiansborg, qu'une fatalité semble condamner à l'incendie, car voici deux fois qu'il est détruit par le feu. Le dernier sinistre date de dix ans. Ces murs noircis, aux fenêtres béantes, font penser aux ruines dé la Cour des comptes de Paris, moins la folle végétation qui a envahi chez nous les restes, encore solides, du palais. Ce château brûlé, dont une aile abritait les délibérations du Rigsdag, sert de point de repère à l'étranger. Au reste, bien que Copenhague se développe sur une longue étendue, on s'est assez vite orienté, grâce au port d'un côté, et à quelques grandes places.

C'est sur une de ces places que se trouve le Théâtre-Royal, assez lourd et massif, où, par tradition, on ne doit jouer que le répertoire danois. On a fait galamment exception à cette règle pour Sarah Bernhardt, il y a quelques années. En une autre occasion, un chanteur allemand renommé a dû, par un accommodement curieux, chanter... en italien. On n'eût pas souffert qu'on s'exprimât — même lyriquement — en allemand sur une scène nationale.

LE DANEMARK

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