IL FAUT ATTEINDRE LE TCHAD ET LE NIGER
de développement kilométrique, le maximum de surface du continent africain.
Autrement dit, le chemin de fer de pénétration d'Alger vers l'Afrique équatoriale peut et doit s'exécuter de la manière suivante :
!• Un tronc commun d'Alger à l'Adrar Ahnet, en passant par Laghouat, El-Goléa, In-Salah, Akabli l,840kil.
2* Une première branche, dite du Niger, de l'Adrar Ahnet à Bourroum, par Timissaou, l'Ouest de l'Adghagh des Aouelimmiden et les plaines dé la vallée du Niger 760 kil.
3"* Une seconde branche, dite du Tchad, de l'Adrar Ahnet à Barroua, par Silet, In-Azaoua, Tin-Telloust 1.700 kil.
Soit pour tout le réseau transsaharien... 4.300 kil.
La première chose à faire : c'est de construire le tronc commun et de soumettre le Touat et le Ahagçar. Le plus pressé ensuite, c'est évidemment de nous relier au Niger où nos colonnes expéditionnaires viennent du Sénégal. En arrivant ô Bourroum, la première locomotive sera saluée
Rar les canons des bateaux à vapeur (flii sillonnent déjà le [iger, à près de trois mille kilomètres de Saint-Louis, à 1.320 kilomètres de Bammakou, future tête de ligne du chemin de fer du Haut-Fleuve. Il ne restera plus alors qu'à étudier et à construire la branche du Tchad.
Que ce soit le Gouvernement Français qui se charge de construire le Transsaharien ou qu'il en concède l'exécution à une compagnie, il n'en doit pas moins adopter la solution que je propose et qui est la plus économique. Car ouvrir deux voies ferrées parallèles depuis la côte jusqu'au Soudan serait insensé, avoir un tronc commun trop court serait absurde et augmenterait inutilement la dépense. Il est manifeste que si l'on n'adoptait pas le principe d'un tronc commun aussi prolongé que possible avec deux branches plus courtes, il faudrait se résoudre à sacrifier une des deux directions, celle du Niger ou celle du Tchad, ce qui est également inadmissible.