‹ De Paris au SoudanChapitre 37 sur 112 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

CONDITIONS POLITIQUES ft MILITAIRES DU SUCCÈS DE L'ENTREPRISE TRANSSAHARIENNE

En procédant comme les Américains ou les Russes, le succès est certain, car la première condition pour réussir dans cette entreprise inévitable, c'est de tout subordonner au but à atteindre. Il sera bon de renoncer une fois pour toutes, à ces tâtonnements perpétuels, à ces mille intrigues que les diplomates du Sud-Algérie nouent et dénouent constamment avec les grandes notabilités sahariennes. En un mot pour que la marche en avant réussisse, la diplomatie doit être subordonnée à l'action et l'action elle-même doit se plier à la direction choisie pour la construction du Transsaharien.

Le tracé général une fois adopté en principe par les économistes et les ingénieurs, c'est tout naturellement à l'autorité militaire que reviendra l'honneur d'en faciliter l'exécution. Elle protégera les études, occupera en avant les points d'eau et les passages importants, préparera la soumission des oasis au Gourara, du Tidikelt et du Touat. Comme les indigènes musulmans ne craignent que la force et que les conflits d'autorité diminuent le prestige du commandement, c'est le chef militaire, le commandant des troupes d'avant-garde qui doit être le représentant autorisé de la France.

Des officiers des affaires indigènes, connaissant bien le Sud peuvent lui être adjoints et seront de précieux auxiliaires. Mais leur rôle doit être bien défini et limité. Il consiste à renseigner et à traiter, en se conformant aux instructions du chef militaire, de l'officier de troupes, qui exercera le commandement. Car les officiers des affaires indigènes, dont beaucoup sont des hommes du plus grand mérite et quelques-uns de vrais savants au point de vue algérien,

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