‹ De Paris au SoudanChapitre 52 sur 112 · DU TRANSSAHARIEN W · texte numérisé non relu

DU TRANSSAHARIEN W

Avec deux Transsahariens distincts et parallèles, ayant ensemble un développement d'au moins 6,140 kilomètres, pendant de longues années le trafic arriverait difficilement à payer même les frais d'exploitation. Mais dans la combinaison que je propose, les 2,600 kilomètres de la ligne d'Alger au Niger et les 3,540 kilomètres de la ligne d'Alger au lac Tchad seront confondus dans une voie unique pendant 1,840 kilomètres de tronc commun. Au lieu de 6,140 kilomètres, il n'y en aura que 4,300 en tout et, sur 1,840 kilomètres, le trafic sera mathématiquement le double de ce

Su'il aurait été sur une longueur analogue de chacun des eux tracés séparés et parallèles à travers l'Algérie et le Sahara.

Ainsi, avec un trafic identique, le réseau proposé économisera en même temps la construction et l'exploitation de 1,840 ou tout au moins de 1,600 kilomètres de voie, qui feraient double emploi dans l'hypothèse de deux Transsahariens parallèles depuis la côte jusqu'au Soudan. La conséquence évidente est que, dès son ouverture, ce réseau rationnel soldera largement les frais d'exploitation, l'intérêt et l'amortissement au capital d'établissement.

De la sorte, le profit sera plus considérable avec une économie extrêmement importante sur la longueur de voie à construire. Cette considération est du plus haut intérêt, car la dépense étant bien moindre pour la construction et l'exploitation, à supposer le trafic réduit au minimum possible, il sera cependant rémunérateur pour le capital engagé.

(1) Comp. 6. Roland. Le Trafic du Transsaharien, —L'Éœnomùte Français des 3 et 40 janvier 4894.

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