CHAPITRE I
er
Je me suis placé au point de vue d'une étude d'exécution; ie ne m'attarderai donc pas à des digressions géologiques, lin^istiques et ethnologiques qu'on trouvera facilement dans maints ouvrages d'un grand mérite.
Je ne puis, à ce propos, que renvoyer aux documents, très complets et très utiles ô consulter, contenus dans les travaux remarquables des Caillé, Barth, Hanoteau, Duveyrier, Mircher, Vatonne, Nachtigal, Masqueray, Rohlfs, Flatters, Lenz, Choisy, Rolland, Basset, Galliéni, Bissuel, Déporter, Foureau, Caron, etc.
Je me bornerai, dans ce premier chapitre, à ieter un coup d'œil rapide sur les régions parcourues: TeUy Hauts-PlorteauXy Sahara Algérieriy Grand Désert et Soudan.
Dans les chapitres suivants, je décrirai aussi minutieusement que possible, les tracés que je propose pour la voie ferrée provisoire, avant-garde du grand railway définitif.
SI-
▲ tracera le Tell, lea Hauts-Plateaux et le Sabara A^lgërlen
Le département d'Alger, traversé du Nord au Sud par le Transsaharien central, comprend les arrondissements administratifs d'Alofir (468.729 habitants), de Mécléa (87.854 habitants), de Miliana (132.035 habitants), d'OrléansviUe (146.043 habitants) et de Tùi-Ou^ou (368.107 liabitants). Ces arrondissements .forment le territoire civil dont la population est ainsi de 1.202.708 âmes. La partie méridionale du département constitue le territoire miUtaire ou de commandement, avec 177.773 habitants. De la mer à la limite Sud de notre domination actuelle, il y aura donc, pour la seule province d'Alger, 1.380.541 habitants dans le voisinage immédiat du chemin de fer Transsaharien (1).
Le point de départ de la voie ferrée est Alger, ville admirablement située, susceptible d'un dévelopi)ement sans limite autour d'une large baie, sur laquelle les jetées et les bassins peuvent être multipliés à l'infini. Cette populeuse cité, dont l'activité commerciale grandit tous les jours, est adossée au Sahel, petit massif montagneux isolé, bordant la mer et couvert de vignobles universellement connus.
Ce massif est séparé des premières pentes du Tell par la plaine de la Métidja, grenier d'Alger, la plus belle et la plus riche de tout le Nord de l'Afrique. Dans cette plaine, se trouvent les jolies villes de Blida (24,304 habitants), Boufarik (7,331 habitants) et Koléa (5,791 habitants) (2).
Au Sud se dresse le Tell, entrecroisement de montagnes et de vallées, où l'on peut admirer les cultures européennes
(1) Tous ces chiffres datent du recensement de 1886 et sont extraits de la StatU-^ tique générale de l'Algérie, dressée en 1885^ 1886^ 1887 et publiée en 1889 par le Gouvernement Général de l'Algérie.
(2) Gouvernement Générai de l'Algérie. Statistique générale de l'Algérie,