‹ De Paris au SoudanChapitre 73 sur 112 · LES TOUAREG DU NORD · texte numérisé non relu

LES TOUAREG DU NORD

la Nouvelle-Zélande pousse naturellement dans les champs.

Ces ksour du Ahaggar portent les noms suivants : Ideœs, Tojserouk, TLsref^ Tin-Tarabiriy Takaout, Tararhaout, Tamanr'asset, Taharty Abalassa, N'Did, Tin-Mensar, Tourar'iriy Tit, In-Ameàjel, Irhafok, Martoutek^ Dehin, Adenek, Ouhat, Abes^ou(i).

On peut en outre citer comme points de culture importants : Sekaïay Sllet et Oued-Igharghar (du Sud) (2).

La population des Touareg de TOuest ou du Ahaggar est ainsi évaluée par M. le Commandant Déporter (3):

Tribus nobles (Ihaggaren): 3.500

Tribus serves (Imrad) 7.000

Maraboutiques (Issakkarnaren) 6. 000

Métisses (Iredjenaten) 300

Arabes agrégées 500

Ensemble 17.300

Les Touareg de rOuest peuvent armer 4.880 combattants. Leurs principaux chefs sont : 1*» Ahitar'el-ag-Biska, amr'ar (chef) de la tribu noble des Kel-R'ela et amenoukal (roi) de la confédération du Ahaggar; 2° Sidi-Mokhammed-ag- AradjU-ag-Khetita-ag-Biska, neveu du précédent, amr'ar de la tribu noble des Taïtoq{i).

Les Touareg du Sud, comme leurs frères du Nord, vivent sous la tente de cuir, à l'état nomade. Ils se divisent en deux confédérations principales: les Aouelimmiderij sur le Niger, les Kel^Ouiy dans le pays d'Aïr.

i® Les AoueUmmiden et leurs voisins nomades (b)

Les Aouelimmideny leurs serfs, leurs clients et leurs alliés arabes habitent au Sud-Est du Djebel Hoggar et au Nord-

(1) et (î) H. Bissuel. Les Touareg de VOuest. — Y. Déporter. VExtrème-Sud. p. 374 à 379.

(3) el (4) V. Déporter. Ouvrace cité, p. 331, 338 et 356.

[5) Le nombre de tentes et ae combattants de chaque tribu est généralement inaiqué par M. le Commandant V. Déporter, dans son si intéressant ouvrage, V Extrême-Sud. D'après les renseignements qui s'y trouvent, ceux de MM. Duveyrier, Barth, Bissuel, Pouyanne etceux recueillis par moi, j'ai complété ces chiffres. J'ai ensuite calculé la population sur les bases suivantes : arabes ou berbères

Î)ar tente ou maison : 2 hommes, S femmes, 2 enfants ; esclaves : 2 nègres ou négriî- ODS, 2 négresses ou négrillonnes ; ensemble 10 personnes par tente ou maison.

Est du Niger, un large plateau, d'une élévation considérable. Ce plateau a une ressemblance lointaine, dit-on, avec la Cheoka (plateau raviné et déchiqueté) qui s'étend du Mj^ab à El'Goléa. Mais l'eau et la végétation ne manquent pas dans YAdr'ar' ou Adghagh des Aouelimmiden et dans les longues et larges vallées qui en sortent pour aller se jeter dans le grand fleuve soudanais.

Autour du coude immense décrit par ce fleuve, s'étendent des forêts souvent impénétrables et de vastes clairières où l'on chasse l'éléphant, le rhinocéros, la çirafe, les grandes antilopes et toutes les bêtes féroces de l'Afrique. Sur les bords du Niger, les hippopotames et les crocodiles ont élu domicile. Toute cette partie de ce qu'on appelle géographiquement le Grand Désert, est déià dans la région des pluies fertilisantes, des arbres magnifiques, des fruits des tropiques, mais avec moins d'humidité et plus de salubrité qu'au Soudan.

Les douze tribus nobles et les douze tribus serves des Aouelimmiden comptent environ 5,000 tentes avec 8,000 combattants à méhari (chameau coureur) et à cheval. La population totale est d'environ 30,000 Touareg et 20.000 esclaves nègres.

Les autres Touareg de la même région sont : les Ifour'as {Ifoghas) avec 580 tentes, 600 combattants à cheval et 500 combattants à méhari ; les Imekalkaleriy avec 800 tentes; les Iboutenateriy 400 tentes ; les Ag-Elled ou Idjelled, 450 tentes: enfin les Ouled-Boudaly les Idenan, les Ouled- MachiU les Kel-OulUj les Tolba, etc., qui comptent ensemble environ 770» tentes. La population totale approximative de ces tribus se compose de 18,000 Touareg et de 12,000 esclaves nègres. Ces hordes comptent environ 3,000 tentes et 4,500 combattants à cheval et à méhari. Parmi eux, vivent sans se mélanger, les Dag-Atouriy tributaires des Aouelimmiden. Cette peuplade, non musulmane, est très commerçante. Elle a des mœurs et un costume analogues à ceux des Touareg. Mais on ignore le nombre et la religion des Dag-Atoun, que d'aucuns prétendent juifs, au moins d'origine (1).

(1) Rabbin Mardocbée. •— Léon Philippe. — H. Duveyrier. — Elisée Reclus. Nouvelle Géographie Universelle. T. IX. L'Afrique septentrionale, p. 866.

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