‹ De Paris au SoudanChapitre 91 sur 112 · EN AVANT · texte numérisé non relu

EN AVANT

Le prix de revient moyen de Tinfrastructure de 3.420 kilomètres, des parcours proprement sahariens du réseau proposé, est donc de 40.000 francs par kilomètre.

Pour l'ensemble du Transsaharien, l'infrastructure reviendrait ainsi au prix suivant :

i^^éne — D'Alger à El-Goléa : 880 kil. X 40.000 fr. = 35.200.000

Grand Désert — D'El-Goléa à Bourroum et Barroaa : 3.420 kil. X 40.000 fr. = 136.800.000

Coût total de rinfrastractare 172.000.000

C'est le chiflfre que j'ai indiqué dans la première partie de cette étude. Il est peu élevé si on le compare au prix de revient habituel de l'infrastructure des grandes lignes françaises et algériennes. Mais le Sahara est à vrai dire un pays sans obstacle : là, l'expropriation est inutile et le terrain est fait exprès pour recevoir des rails.

Puisque le Transsaharien peut être facilement et à bon marché construit, qu'attend la France pour l'exécuter ?

Ne nous laissons pas devancer, partons franchement à la conquête économique du centre africain ; l'intérêt nous y pousse, le patriotisme nous y entraîne, l'humanité nous le commande I

APPENDICE

APPENDICE

Je crois utile d'ajouter à l'étude qui précède, quelques articles que j'avais autrefois rédigés. Ils soutenaient une thèse qui est toujours restée a mienne : c'est la nécessité de soumettre l'Afrique à l'influence française, non pas pour y créer de grands commandements militaires et indigènes, mais pour y développer le commerce et la civilisation.

L'islamisme moderne est l'ennemi juré de toute expansion française. Vouloir s'en servir, c'est jouer avec le feu. J'espère que nous avons rompu

f)Our toujours avec la détestable politique qui nous a valu les insurrections es plus sanglantes, les massacres trop nombreux de nos colons et fie nos explorateurs, les sacrifices énormes en argent et en hommes des colonnes du Sud-Oraoais.

Maintenant que les militaires ont renoncé franchement à l'idée d'une administration exclusive et durable des musulmans du Nord de l'Afrique, ils sont rentrés dans leur rôle de conquérants et de pionniers de la civilisation. Ce rôle est assez beau pour satisfaire leurs ambitions les plus|légitimes.

A eux les entreprises audacieuses, les reconnaissances intrépides. Nous applaudirons tous bientôt à leur succès dans le Sahara et le Soudan. Ils y recueilleront une gloire pure de toutes les attaques auxquelles les exposait jadis, une organisation administrative dont les instructions politiques n'étaient pas toujours approuvées par eux.

Quant aux discussions récentes que la question du Transsaharien a soulevées au sein du Conseil* Général d'Alger, elles trouvaient tout naturellement leur place ici, à la suite des articles dont il vient d'être parlé. Le lecteur tiendra évidemment compte des progrès de la question, de la différence des situations et des découvertes géographiques qui se sont produites et se produisent journellement.

Cet appendice se termine par la liste des ouvrages et des cartes que j'ai dû spécialement consulter pour recueillir et grouper des documents précis et complets.

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