ALGER ET LE TRANSSAHARIEN
Le chemin de fer à travers le Sahara est presqae une chose décidée. Déjà les ports da littoral algérien font valoir leurs mérites et leurs avan- (âges respectifs. Tous» ou peu s'en faut, vont prétendre à la possession de la tète de ligne de ce transcontinental africain. Deux villes maritimes ont jusqu'à présent fait les frais de la lutte. C'est d'Oran et de Philippeville que nous voulons parler.
La province d'Oran est d'un accès facile ; c'est le centre d'un mouvement commercial important avec les oasis du Grand Désert. Elle confine à la valée de TOued-Guir qui pénètre fort avant dans le Sahara, dans la direction de Tombouctou. Ces diverses considérations militent en faveur de cette province, et ses représentants ne manquent pas de les faire valoir. De plus, avantage incontestable, la voie ferrée pourrait aller d'un seul trait d'Oran au Niger, sans transbordements aucuns, sans changements de lignes et de compagnies concessionnaires.
Mais des inconvénients sans nombre et des difficultés insurmontables