‹ De Paris au TibetChapitre 22 sur 53 · mai · texte numérisé non relu

mai

Je n’ai pas décoléré de toute la journée et Dieu sait si mes voyages m’ont donné une forte dose de patience ! Je comptais partir vers dix heures du matin ; je suis parti à six heures du soir. La barque qu’avait louée mon factotum était incomplètemenl gréée. Quand on a voulu armer un aviron ou hisser une voile, tout était à faire, même la voile quinétait qu’un tissu de lambeaux. Une jolie brise de nord, qui nous aurait fait faire une lieue et demie a l’heure, est passée au travers des lambeaux et adieu la navigation ! Il a fallu faire côte pour réparer l’avarie. Je suis persévérant de ma nature : quand tout a été prêt, pour prouver à mes gens qu’ils ne gagneraient rien à être imprévoyants, j’ai fait remettre en route malgré l’heure avancée.Nous avons été coucher à quelques milles plus loin. Je voulais au moins avoir laissé Tchang-te derrière moi.

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