‹ De Pascal à Chateaubriand; les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 123 sur 397 · Tln'-odii'rc, prôfacc · texte numérisé non relu

Tln'-odii'rc, prôfacc

2. Trois dialoijucs n)tjstiiiucs iiiédils (R. niélaph., jativ. 1905). M. Baruzi a mis cil lumii'ip le inysticisinc latent de ce grand esprit ; o. c, p. 445 sq.

;{. Sur ct'tlc constante ])rcofciipation d'union ecclésiastique, voir la 2'' iiarlic et la conclusion de l'ouvraf^e de Uariizi.

4. L'exi)rcssion et l'idée sont de Coutiirut, (jui a inf^énicusenienl moiilré l'orif^ine nialliéniali((ue de l'oplimisnie leibnizien. " De toutes les eondiiiiai- « sons séparénienl oossibles, celle-là se réalise infailliblement qui réunit en « elle la jikis {grande somme d'essence... La détermination de la con)I)inaisoii « qui doit prévaloir se ramène à un de ces iiroblèmes de maximum et de « minimum jiour lescpiels Leibniz avait justement inventé son Calcul inflni- •1 tcsimal. » — La Loiii(iuc de Leibniz, Alcan, 1901, 8», p. 225 sq.

incompréhensible et faux. Parmi les vérités de la raison il faut distinguer les vérités éternelles dont le contraire implique contradiction et les vérités positives, les lois naturelles par exemple, que Dieu a librement choisies en vertu du principe de convenance. La foi ne peut pas être contraire à une vérité de la première classe, mais la nécessité physique des secondes n'est fondée que sur une nécessité morale « qui peut manquer, si Dieu le trouve bon » (1). Cette distinction de la nécessité métaphysique et de la nécessité physique fonde la distinction traditionnelle. « Ce qui « est contre la raison est contre les vérités absolument certaines « et indispensables, et ce qui est au-dessus de la raison est con- « traire seulement à ce qu'on a coutume d'expérimenter ou de « comprendre. » (2). Dans les mystères nous trouvons « une explication sufTisante pour croire et jamais autant qu'il en faut pour comprendre » (3) tô o-<. non tô o'.oti, mais on peut réfuter démonstrativement les objections. « Nous n'avons pas besoin de « renoncer à la raison pour écouter la foi (4), ni de nous crever « les yeux pour voir plus clair, comme disait la reine Christine ; « il suffit de rejeter les apparences ordinaires quand elles sont « contraires aux mystères ; — ce qui n'est point contraire à la « raison, puisque même dans les choses naturelles nous sommes « bien souvent désabusés des apparences par l'expérience ou par « des raisons supérieures » (5).

Le tort de Bayle dans le procès qu'il fait à Dieu est précisément de s'en tenir aux apparences. On peut avoir permis le péché sans en être complice, malgré toutes les présomptions du monde. Un tuteur n'a que sa pupille à diriger (6). Le maître de l'Univers « a eu une infinité d'égards dont le résultat lui a fait juger qu'il « n'était pas à' propos d'empêcher certains maux » (7). Nous ferions crédit à un homme qui couvrirait un pays de bienfaits, si on l'accusait d'un larcin, nous ne le jugerions pas d'après les vraisemblances ordinaires ; a fortiori Dieu qui nous a fait tant de bien.

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