‹ De Pascal à Chateaubriand; les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 147 sur 397 · Ib. t. II. 2' part · texte numérisé non relu

Ib. t. II. 2' part

« uns des preiiiiors exemplaires copiés sur l'original s'étant trou- « vés défectueux par la négligence ou la précipitation des copistes, « la plu])art des copies qu'on en tira... se réinindirent parti tout »(!). Touchant l'antiquité des peuples de l'Orient il est aussi retardataire (|ue .laciuelot. 11 lui suffit de constater les divergences d'Hérodote et de Manéthon pour écarter les 3(5.875 ans auxquels les Egyptiens prétendent, car « la vérité est une et uniforme » (2). 11 s'irrite contre les jésuites qui, au lieu de nous embarrasser avec les Annales chinoises, devraient les traduire et les critiquer.

En somme Calmet n'admet les conclusions modernes (pie dans un i)etit nombre de cas évidents, — par exemple sur la question lies « Actes de Pilate » (3). Trésor de l'érudition catholique jusqu'à la fin du siècle, il sera un obstacle plutôt qu'un secours pour la défense du christianisme, car il s'est contenté de rafraîchir les vieilles démonstrations dont le fondement reste ruineux. Voltaire aura beau jeu à les détruire.

Et cependant Calmet ])araîtrait presque un homme d'avantgarde quand on compare son exégèse à celle dont un autre bénédictin, le P. Martianmj, donnait la théorie dans son Traité mcllio- (iiquc ou manière d'expliquer l'Eeriture par le secours des trois si/iituxes, la propre, la figurée et l'harmonique (4). Cet ouvrage, destiné à combattre le mauvais exemple donné par Leclerc dans ses Commentaires, rétablissait le principe néfaste d'expliciuer l'Ancien Testament par le Nouveau et, en cas de doute, de suivre la tradition.

Clairvoyance De son côté, un jésuite merveilleusement clairvoyant, dans un

de livre bien composé et bien écrit comme i)res(|ue tous les ouvrages

Laubrussel de la Société à cette épo(|ue, adjurait les criti(pies de s'arrêter au

seuil du terrain réservé. Le Traité des abus de la critique en

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