Ib. I. m. .")fp
2. Ilisl. (le l'A. cl du .V. T. Dissoilation )ii-('limin.Tii-p siii- roxccllonco do Thistoiro (les Hébreux.
;i. Dissert. 1. III.
•1. (".'est le .'?'' de ses Trailcs de la vérilé cl de la connaissanre des Ihu-es de la S. Ecriture, Paris 1094-1701, 4 v. 12 ; rééd. ib. 1718. V. supra p. :^2. Marlianaii a fait de sa méthode une appliwitio» qui la condamne dans Vllarmoiiic auahjli- <lin\ de plusieurs sens cachés et rapports incoititus de l'A. et du \. T. 1709. . — Ni lei P. I-'rassen : « Disquisilinnes bibliciv », Paris 1G82, 4" ; Lucques 17()9 fol. ; Venise 1781 ; )ii le P. Ale.randrc : « Selecta historiœ ecclcsiasliciv capila » lf>77-8fi, rééd. au^m. sous le titre iVIIisloria ecclesiastica V. A'oi»i(/iu> Testaluenti Paris 8 fol. et 28 v. 8", 1()99 ; lAicques 17.")4 ; n'avaienl, au dir« de Fourmont qui est un ju(^e informé, fait avancer la critique hil)li(iue. (Lcllre de II. Istnaël ben Abraham à l'abbé Uouleville. Paris 1722, 12, Prélace).
matière de religion (1), par le P. de Laabriissel, ne prétend pas contester les droits de la critique en général, mais elle ne peut s'exercer que sur les matières de sa compétence. Elle est limitée par la tradition de l'Eglise : possession vaut titre (2). Que les critiques s'amusent à des vétilles indifférentes, la numismatique par exemple, mais qu'ils respectent les choses saintes. Expliquez la géographie et la faune de l'Ecriture comme Bochart, fixez les justes dimensions de l'Arche de Noé comme Ciinaeiis (3), mais ne touchez pas aux faits révélés comme Van Dale, La Peyrère, comme Becker qui a nié la magie et les suggestions du diable. Pourquoi seuls parmi les fidèles les critiques ne feraient-ils pas le sacrifice de leur raison '? Quel mérite leur restera-t-il s'ils éclaircissent tout ? Mais ils n'éclairciront pas tout, et là est le danger le plus terrible : « s'il fallait qu'indépendamment de tout recours à " la Providence ou à l'autorité de l'église la vérité des monuments « de la foi se reconnût et se réglât par les oracles de la critique, '( à quelles incertitudes serait-on livré ? Il ne resterait plus sans « mélange de doutes ni texte authentique de la Bible, ni dépôt « inviolable de la tradition, ni décrets certains des anciens « conciles, et dès là plus de règle de foi » (4).
En effet les ravages de la critique sont déjà visibles. L'abbé Fleiiry (5) se plaint « que les protestants l'ont outrée jusqu'à ne h laisser rien de certain' et que la mauvaise émulation de paraître a savants a entraîné quelques catholiques dans cet excès y). Voyez le Dictionnaire de Bayl-e qui « fournit de quoi former le plus monstrueux assemblage d'obscénités, d'hérésies et d'athéisme » (6), l'Art critique de Leclerc qui insinue le mépris des Pères (7), le socinianisme et la tolérance. « Quelques-uns n'ont-ils pas regardé (' la république des lettres comme un pays de franchise où l'on « se permet de tout dire ? « (8). En ce qui touche les origines de l'église, la discipline, les rites, le culte de la Vierge, certains catholiques se sont approprié toute la critique protestante déjà ancienne en ces matières. Un Richard Simon a même pris à son compte la critique de la tradition.
Le jésuite sent admirablement que les ouvrages hérétiques, la