‹ De Pascal à Chateaubriand; les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 149 sur 397 · Paris 1710-11, 2 v · texte numérisé non relu

Paris 1710-11, 2 v

.'5. Professeur de littérature et de droit à Leyde (158G-1038I. Son traité latin (le la République des Hébreux fut traduit en français en 1705, Amst. .^. v. 8".

ô. Histoire ecclésiastique. Préface t. I.

0. P. 1,3. De Laubrussel -est, à notre connaissance, un des pr(^iiers écrivains catholiques qui aient perdu toute illusion sur lîayle.

7. « Il n'omet rien pour... découvrir, si on l'ose dire, leur nudité ■ p. 13.

connaissance de l'histoire, la piété janséniste ont diversement contribué à ouvrir les yeux de plusieurs sur les innovations de réglise moderne. Il s'en inquiète, également animé contre les jansénistes pieux et contre les critiques qui menacent également l'Eglise telle ciu'il l'aime. Et voici le bilan des erreurs qu'il déplore :

trop de crédit accordé à la connaissance des ouvrages rabbiniques et des langues (1), le texte de l'Ecriture rendu suspect en lui-même et dans la Vulgate, de même les auteurs et principalement Moïse ; l'origine des lois et des cérémonies juives cherchée dans les religions païennes (2), le canon hébraïque préféré à celui de l'Eglise (3), l'inspiration contestée, l'indépendance de la critique à l'égard de la tradition, le dédain des Pères, la réduction du nombre et de l'importance des prophéties, les atteintes portées à celles de Jacob et de Daniel (4), la réduction du nombre des martyrs (5), l'origine platonicienne de la Trinité. Reconnaître la souveraineté de la critique, c'est préparer l'écroulement de l'édifice. « Rien ne peut plus s'en justifier. »

Ce précieux ouvrage nous jjermet de mesurer le progrès de l'invasion critique et la résistance qu'oppose l'orthodoxie au développement de- la science biblique. Cette résistance grossira les dillicultés que l'histoire amoncelle devant la foi.

La discorde Les résultats de la critique ne sont pas encore largement vulgades sectes lisés dans le public français. Des traductions d'ouvrages anglais

etles perse- n'atteignent pas tous les lecteurs qu'enchantera ])lus tard la cutions pétillante malignité de Voltaire. Mais tout le monde a sous les yeux la discorde générale des disciples du Christ, et, — il faut que les hommes religieux en prennent leur parti, — on juge une religion sur ses fidèles. On connaît les querelles théologiques du Picfuge hollandais. .lurieu jiassa la moitié de sa vie à batailler avec les siens. De Neuchàtel Ostervald écrit en 1700 : « Ees ecclésias- « tiques n'ayant l'esprit rempli que de disputes, ils ne méditent, « ils ne travaillent que sur cela ; ils ne parlent dans leurs ser- « mons et dans leurs ouvrages que de ces matières qui les « occujjent et (jui leur paraissent capitales... Les incrédules « d'autre part, voyant que les chrétiens ne sont point d'accord

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