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2. Saintyves : « Le (liscernement des ■miracles » (Xourry, 1909, S") montre qu'il faut renoncer au discernement objectif du miracle, car la critique historique, scieiilifiquo, philosopliiiiuc ainsi que la tliéolnuie critique ne fournissent aucune pierre de touche de l'action surnaturelle. Wendland : « Der Wunderglaube im Chrislentnm ,< (Gœttingen 1910, 8") est du même avis, mais, partisan de la liberté divine et humaine, il n'admet pas qu'on fasse des lois naturelles des entités métai)hysiques. — V. comment Le Roy renouvelle cette question dans son profond Essai sur la notion du miracle. Annales de philos, chrét., oct.-déc. 1900.
3. " Véritablement celui dont il s'agit ici est sur le vrai ton de ce qu'on appelle maintenant le bon goût. Ceux (jui donnent aujourd'hui la loi dans l'empire des lettres ne peuvent proposer un modèle plus achevé dans son genre. » Juil. 1722, p. 1155 et 1181.
et les autres de quoi nourrir leurs préjugés (1). On en lit une parodie en Angleterre. L'auteur fut reçu à l'Académie le 25 février 1723(2). En même temps, les critiques élevaient la voix. Le Journal (le Trévoux insérait au mois d'août 1722 une Lettre éerite en province, dont l'auteur reproche à Houteville un « laconisme de paroles « avec un « asiatisnie de pensées ». L'exposé des objections déistes est inutile : il vaut mieux prévenir que guérir. La doctrine sur le miracle est intiuiétante. « .l'ai craint de voir l'au- <' teur adopter la réalité du spinozisme pour donner au spino- « zlsme l'appareil et le langage du christianisme » (3).
Fourmont dans un écrit anonyme (4) relève, sur le ton discourtois propre aux gens d'étude, la nullité de l'érudition juive d'ilouteville. Les rabbins sont beaucoup ])lus forts qu'il ne pense; ils ont sur les prophéties des objections redoutables. Mais avec l'enseignement païen des collèges, des hommes comme Pascal n'ont rien de la culture nécessaire pour défendre la religion ; ils tombent dans des mystagogies ridicules. Prcsqu'aucun catholique français ne connaît les langues orientales et les controverses du judaïsme. Les Pères, fort bons contre les païens, ne valaient rien contre la synagogue. Ils croyaient s'en tirer avec des sens mystiques et des citations mal appliquées. On les imite encore, et surtout Augustin dont l'exemple est néfaste.
Ce sera l'œuvre des apologistes suivants de fortifier ce point faible, car la littérature rabbinique va devenir un arsenal pour les philosophes.
La critique la plus com])lcte fut celle de Hoqnant et Desfontoines (5), à qui Houteville répondit dans la préface de sa seconde édition. Elle est juste dans l'ensemble, quoique mesquine dans les détails et sur un ton de magistcr insupportable. — L'ordre adopté l>ar l'apologiste laisse à désirer, disent ces messieurs : avant d'aborder les miracles qui ne nous sont connus que par l'évangile,