V. l'analyse des Discours, ib. p
3. M. Trév. août 1722, p. 1315. L'ahlx- ilc Sl-l'icrrc piil)li:i (hins le niémo journal des Observations ijénérales sur le livre, etc., avr. 1725, p. ()31. V. aussi : /. sav. 1723, 14, 506, 027, et juil. p. 9. — Ephcmcrides litléruires parisiens, Paris 1723, p. G32.
4. Lettre de R. Isniael ben Abrahuiu. juif converli. à M. l'ubbv Houteville sur son livre intitule, etc... Paris 1722, 12.
5. Lettres de M. l'abbé *** « M. l'abbé HouUcville au sujet du livre, etc...., Paris 1722, 12. Le P. IIo<inant S. J., mort en 1715, passe pour avoir critiqué le fond. Desfontaines la forme. Il y a 18 lettres. V. ,Véni. hist. et crit. [47] déc. 1722, p. 80. Quan<l Houteville eut répondu, Desfontaines se déclara mal satisfait dans une .Sin7e des lettres qui ne renferme rien de nouveau, si ce n'est un relevé des termes nouveaux, surannés, alfectés, et des expressions vicieuses de son apologie, assurément utile pour l'histoire de la langue.
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il devi'ait prouver l'évangile. — Il répond faiblement à des objections fortement présentées et la dernière partie de son ouvrage « est le triomphe des incrédules )>(!). Peut on soutenir que les faits de l'évangile furent publics ? que le passage de Josèphe et celui des trois témoins soient authentiques ? — Sa notion du miracle marque l'abandon pur et simple de nos principaux arguments. « Vous soulagez le spinoziste » (2). Si les miracles sont des effets naturels de lois inconnues « prouvent-ils autre chose que notre ignorance » '?(3). Qui garantit qu'un jour le progrès des sciences n'en découvrira pas le comment, les causes secondes antécédentes, au lieu de la Cause première dont on veut surprendre la main ? (4).
Ainsi, de l'avis de certains chrétiens, la bataille livrée par Houteville aboutit à un recul sur le fait du miracle et le dogme de la Providence. De l'avis de Diderot, elle aboutit à la défaite de la méthode historique de démonstration par les faits.