L. 2, c. ;? et I
3. L. .T, c. 1. La théorie du « contenant » remonte à SI Thomas : » La foi n'admet point une recherche de hi raison naturelle ayant pour but de dcnion- Irer les vérités (jue l'on croit, mais une recherche des motifs par Icsqui'ls riioinme est induit à croire, à savoir que ces vérités ont été dites par Dieu et conniniées par des miracles. >■ II a, II ;e, <[. II, a I, ad I, c. p. IlébertVr " L'Evolution de la foi catholitiue «, Alcan 190.'), 8", p. 01.
■I. V. lirueys : « Traité du légitime usufie de la raison, principalement sur les objets de la foi ■>. Paris lO, 1717 et 1727. Dupin : " Traité (héoloiiiiinc et pliilosophiiiue de la vérité ■> (an.), Utregt 17:n, 12, pp. Dom l'errault. auteur lies derniers chapitres (lîarl)ier). II faut croire les vérités ■< (jue h» révélation nous découvre, sans vouloir les approfondir ». 324.
5. « 01/ élite de ses preuves et de celles de sa liaison avec la divinité de J.-C. » Paris 1691, 12. Dédié à la jjrincesse Christine de Salm, qui lui avait demandé un ahréj^é clair des preuves lumineuses de la reliffion. Lamij a retenu surtout celles dont ,T.-C. s'est servi avec les juifs. V. ./. suv. KUI.'), p. 9 et Dom Tassin ; « Ilisf. Ut. de St-Maur ., [l.'i], .35.').
0. Paris 1710, 12. V. X. r. l. nov. 1710, Dupin. Bibl. ceci. [13 bis] t. IL
travaillé, il retourne invinciblement à la métaphysique, sous prétexte que l'étude des faits sans le raisonnement ne suffit pas à établir la religion. La preuve par les faits est donc précédée de démonstrations a priori sur la chute et la nécessité d'un médiateur, qui ont le défaut d'être calquées sur l'enseignement chrétien et où l'on reconnaît un maladroit disciple de Pascal. Mais chez Lamy le logicien est encore supérieur à l'historien et à l'exégète. Sa démonstration historique pèche sur la question primordiale de la date des évangiles et par l'omission de l'hypothèse la plus plausible aux incrédules touchant la résurrection.
Nous avons déjà relevé la même faiblesse critique chez Jaquei,ot(1), qui fut pourtant très apprécié, au moins parles lecteurs chrétiens. Houteville, qui lui doit beaucoup, disait à propos de ses Dissertations sur l'existence de Dieu : il en est « peu qui aient mieux fondu ensemble la philosophie et la critique ». C'est « ce qui a jamais été fait de plus solide sur cette matière » (2). « Il trouve l'invincible preuve de Dieu dans l'histoire même du monde telle qu'elle est rapportée dans les livres saints » (3). La nouveauté de notre Terre éclate dans celle des monuments, des arts, des langues. Jamais les païens n'ont élevé aucune critique contre la chronologie de Moïse. Eux-mêmes étaient incapables de remonter au-delà des guerres de Thèbes et de Troie. Les dissertations 3 et 4 établissent l'authenticité des livres de Moïse, la divinité de la religion judaïque et de la chrétienne par les arguments dont Abbadie a donné l'exposé complet. Jaquelot n'y ajoute rien ; il est simplement clair et sympathique par l'accent sincère de sa piété (4).
Les Dissertations sur le Messie montrent aux juifs le rapport de l'œuvre du Christ avec la loi et les prophètes. Il a enseigné le culte spirituel, une morale d'amour, des dogmes sublimes. A lui seul la religion doit sa perfection, puisqu'il a seul expliqué le sens douteux de la Loi sur la vie future et que la religion ne subsiste à proprement parler que sur cette grande promesse (5). — Mais,
1. Supra 20.1. Outre ses écrits contre BaylCt son œuvre apologétique comprend : '* Dissertations sur l'existence de Dieu. Ainst. IfiOT, 4" ; Paris 1744, 3 V. 12 ; — 2 Dissertations sur le Messie oit l'on prouve aux juifs que J.-C. est le Messie promis et prédit dans l'A. T. La Haye 1G99, 8". (V. Ilist. oiiv. sav. [38] 1698 déc, 534 ; N.r.L, janv. 1099. p. 9) et le Traité de la vérité et de l'inspiration des livres du V. et du S. T.. La Haye 1712, 12. (V. liibl. anc. et mod.. t. IV, 233t.