‹ De Pascal à Chateaubriand; les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 201 sur 397 · T. II, c · texte numérisé non relu

T. II, c

.'». Cinq sermons sur lu vcri.tv île In reliijidn chrétienne, Anist. 1722, 8", Serm. 3 et 4.

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en J.-C. était toute sainte et bonne. Il suffît. — Mais dès lors le miracle ne prouve plus la mission spécifique du Christ, encore moins sa divinité personnelle. Il implique seulement l'approbation divine donnée à tout homme vertueux qui fait des prodiges pour rendre sa prédication recommandable.

La controverse de Serces contre Clarke qui discernait les miracles par la doctrine n'était pas de nature à fixer les croyants (1).

Si la discorde régnait au camp chrétien, on pense bien que les ennemis du dehors ne faisaient pas trêve. Shaftesbiiry, triomphant de l'échec des thaumaturges cévenols, leur conseillait de parcourir les hôpitaux pour guérir à peu de frais les malades. Son scepticisme était, semble-t-il. celui de la bonne société londonienne, car ses Lettres sur l'enthousiasme eurent un grand succès (2). Il s'en dégageait l'idée qu'il faut, au nom du bon sens, éliminer des cerveaux modernes la notion du surnaturel. Shaftesbury n'est ni un philosophe ni un savant, c'est un homme du monde pour qui « le ridicule est la pierre de touche des doctrines ; celles qui ne peuvent pas soutenir cette épreuve sont condamnées » (3). On sait combien Voltaire l'estimait.

Toland, dans la première dissertation du Tetradymus (4), appliqua ce critérium au prodige de la colonne de nuée. Mais l'ouvrage le plus hardi, celui que nos philosophes devaient utiliser avec prédilection fut les Six discours de Woolston (5) sur les miracles de notre Sauveur. Le récit de ces miracles pris littéralement n'a aucun sens. Ce sont des allégories (6). Car de tels prodiges, notamment la résurrection, sont phjsiquement impossibles, historiquement incroyables. Le scandale était tel que l'auteur fut emprisonné, mais les idées étaient lancées. Le public conclut de son livre que le surnaturel des évangiles est une invention d'imposteurs. Le principal de ses réfutateurs ici encore fut Sherlock, dont l'ouvrage Les témoins de la résurrection de J.-C. examinés

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