‹ De Pascal à Chateaubriand; les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 212 sur 397 · Lond · texte numérisé non relu

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.'!. Pope et /{«i.'/isaj/ protestèrent avec énergie contre cette interprétation. Le poète voulait dir(! qu'en ce monde tout est proportionné à l'état d'un être déchu. Noire public, mal ai)te à!, saisir losi nuances des pensée» qui s'écartent de l'orthodoxie, ne revint pas sur sa première impression. V. les lettres des deux anglaisa Louis Racine, à la suite de son poème de i' la lieligion », éd. de 1717. Cf. inlra p. ."ÎOO et III § 4.

I. On connaît le mot du neveu de Rameau : " il n'y a qu'un devoir au n^ondo, cVst d'être heureux ». Saint-Lambert était du même avis. Il écrivait en 1719 à son colonel :

« Je sens, j'ai des goûts, des désirs Dieu les inspire ou les pardonne Le triste eiiiicnii des iilaisirs

L'est aussi du Dieu (jui les donne ». C. p. Collé. Journal Î721, I, 00. 5. Paris 1749, 12.

DES LKTTRES PHILOSOPHIQUES A l'eNCYCLOPÉDIE 293

La contagion de l'esprit nouveau est telle qu'il pénètre certains chrétiens.

Avant tous les auteurs que nous nommons, une protestante, Marie Hiiber (!) de Genève, avait rétabli l'homme en sa dignité, en glorifiant non ses passions mais sa conscience et sa raison qui suffisent à le conduire. Elle aussi conçoit la vertu comme indépendante du dogme. Elle aussi diminue la gravité du péché, en déduisant de la bonté de Dieu toute sa théologie.

Un catholique, l'abbé de Prades (2), admet chez l'homme primitif un état de nature qui est la négation de la chute ; il fait rentrer le miracle dans l'ordre et voit dans la révélation un simple développement de la religion naturelle.

L'un et l'autre font bon marché de l'Ecriture au moment même où Astruc l'affaiblit.

Des « mécréants subalternes » poursuivent la double entreprise de grandir l'homme et d'abaisser le Dieu chrétien en suspectant le contenant et le contenu de sa révélation prétendue (3).

1. Le monde fou préféré au monde sage. Amst. 1731, 2 v. 12. V. infra 323.

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