Hi.ll. générale c
.3. Xonnotte. éd. de Lyon 1770, 2 v. 12, t. l, 4.3. Voltaire traitant de fable l'apparition de la croix à Constantin, le jésuite s'écrie : « A quoi pourra l'on 1. s'en tenir désormais si un fait constaté par les médailles de Constantin même, * rapj>orté par Laclance, par Optatien, par Eusèbe doit être mis au rang des « pieuses erreurs de l'anliciuité » ôl. Le l)on De Luc. dans ses Observations sur les saiHins inerédnies. Ocnéve 17()2, 8". a aussi essayé de laver Constantin et de niiircir .Iiilieii. ronire Vnlljiire. 11 n'y a jias mieux réussi.
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croisés de leurs perfidies (1), Simon de Montfort de ses cruautés (2), le concile de Constance de sa trahison à l'égard de Hiis : il n'avait pas à respecter un sauf conduit de l'empereur, il ne brûla pas Hus, il le condamna seulement.
Nonnotte est plus heureux quand il montre Voltaire adoptant sans critique sur Jeanne d'Arc les imaginations de Girard du Haillon qui vivait 160 ans après le règne de Charles VIL
Voltaire ayant noté que sous Léon X les prélats vivaient, sauf en Espagne, en princes voluptueux, — en effet, dit Nonnotte, il y en eut trois qui se marièrent, mais c'est la Réforme qui les induisit en cette débauche (3). Dire que Voltaire cite d'après des éditions protestantes les taxes de la chancellerie romaine pour l'absolution de l'inceste et de la bestialité, ce n'est pas contester l'existence de ces taxes.
Il est faux, dit Nonnotte, que Marie Stuart ait brûlé 800 personnes ; — 284 seulement d'après Thoyras. « Voltaire plaint la « France des pertes qu'elle a faites par l'imprudente Révocation « de l'Edit de Nantes, et il fait voir qu'il n'est ni bon politique, « ni bon philosophe, ni bon Français » (4). « Les étrangers n'en « ont pas tiré de si grands secours qu'on ose l'annoncer » (5).
Plus judicieuses sont les remarques suivantes : Pour que les Américains aient poussé comme de la mousse, le philosophe met L200 lieues entre l'Amérique et l'Asie ; on rira de lui quand on aura découvert toutes les terres de la Tartarie orientale. Son injustice à l'endroit des juifs est criante : ils n'avaient aucune philosophie, — cependant rien n'est supérieur à leurs idées sur la divinité et à la beauté de leurs livres moraux. — Ils ont menti sur la fertilité de leur pays stérile, — cependant Dion Cassius y compte encore sous Adrien 40 lieux fortifiés et 900 bourgs très peuplés. — Ils furent presque toujours brigands, ou esclaves, ou séditieux. — « Tous les désastres arrivés à la nation juive dans (' l'espace de 1.500 ans Voltaire les réunit sous un seul point de
1. « Ils faisaient la guerre à des brigands qui avaient pris aux Grecs des provinces » (c. 18).
2. Nonnotte les dit certaines et horribles, mais bien méritées par des gens qui avaient massacré des catholiques. Les Albigeois se distinguant par leur vie pure, ils séduisaient les peuples « par une apparence d'austérité » (c. 20).
3. Le passage serait à citer comme illustration de l'idée que la volupté honteuse c'est le mariage. « Il est vrai qu'il y eut alors un archevêque de Cologne, '< Gebhard Trusches, qui épousa une religieuse et qui fut chassé de son siège... « Un cardinal évê(iue de Beauvais se maria de même et fu't également chassé. « Un évcque de Nevers, Jacques Spisame, se maria aussi et alla mourir ensuite « misérablement à Genève. Mais tout cela ne regarde point l'église catholicpie. « Ce furent les premiers fruits et les plus beaux trophées de la Réforme - I, 2.10.