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« vue et il appelle cela le tableau de la nation juive » (1). Comme si l'on réunissait Romulus, les Tarquins, les Gracques, Sylla et qu'on en fit toute l'histoire de Rome. — Mais l'observation la plus juste de Xonnotte porte sur le célibat religieux. « Presque « tous nos ])hilosophes modernes vivent dans le célibat. Et ils « s'accordent presque tous à condamner le célibat que la religion « consacre et autorise... Des amours errants et incertains ne sont- « ils pas encore plus i)réju(liciables à l'état que le célibat de la « religion ? Y a-t-il quelque chose (jui arrête plus la poi)ida- « tion ? )) (2).
Ne nous arrêtons pas au 3' tome des « Erreurs » où l'auteur, combattant la Philosophie de l'histoire, rapporte les Védas au 7' siècle après .!.-('. (3) et nie que la mer ait percé la Manche puisque l'isthme de Suez est encore fermé.
Il est fâcheux que Nonnotte reste connu et passe encore pour un des moins mauvais critiques de Voltaire, alors que Gucnéc, Boulliev sont oubliés. La postérité a été dupe de l'acharnement du grand moqueur sur le i)orteur d'un nom ridicule et (jui était, ])ar sa faiblesse, particulièrement facile à écraser (4).
La religion Le duc de Luynes raconte que Marie Leczinskn revenant de la naturelle messe déchira le poème de la Relif/ion naliirelle à la devanture d'une librairie et menaça la marchande de lui ôter sa boutique (o). Ce poème, qui eut les honneurs du feu, suscita une foule