Anecdote
1. Lettre à M. Marmontel par un déiste converti s. I. 1707, 12. L'auteur voudrait voir un déiste « à genoux, pour une heure seulement, à la porte de son église paroissiale... ayant un écrileau sur son épaule «. .53.
8. 16- Chapitre de Bélisaire (an.) Constantinoplc et Paris 1768, 12, 50 p.
9. Entretien de M. de Voltaire et de M. P. D' en Sorbonne sur la nécessité de la religion chrétienne et catholique par rapport au salut, Liège 1771, 8» ; Stras-
conscience et, suivant la théologie modérée de son ordre, admet que Dieu fera infailliblement connaître la vraie foi au païen vraiment vertueux. 11 ne dit point comment (1). Il critique avec beaucoup de sens la religion naturelle, être de raison imj)ossible à définir, qui n'existe nulle part, et dont les âmes ne peuvent se contenter.
IV, — D'Holbach et Boulanger
« Incessamment nous aurons des capucins athées » ,
(Grimni X, 175).
Les On sait que Boulanger cherchait dans les révolutions du globe
capucins et les phénomènes astronomiques l'explication des plus anciennes athées traditions de l'humanité. C'est ainsi (pie la terreur inspirée par le déluge donna naissance à la superstition, au despotisme, à la théocratie. Cette idée était exprimée dans les Recherches sur l'origine du despotisme oriental {2). En 1766 elle reparut dans l'Antiquité dévoilée par ses usages i^), que d'Holbach avait remanié. 11 s'agissait d'ôter au christianisme son privilège en établissant l'existence d'une religion universelle qui s'est transmise à tous les peuples.
Fabrg de MoncauU s'empara de ce qui lui semblait un imprudent aveu et montra que l'A. T. donne de cette religion le tableau le plus satisfaisant (4).
bourg 1/72, 8". De Feller. né a Bruxelles en 17.3.') mort en 1802, enseigna dans les collèges jésuites des Pays bas jusqu'à la sup])ression de son ordre. 11 se mit alors à écrire et rédigea de 1771 à 1704 le Journal histori<iiic et littéraire, à Luxembourg puis à Liège [43]. C'est un des apologistes les plus honorables de la fin du siècle. On lui doit luie Lettre sur le diner du comte de Boulaiiivilliers, un Kxainen impartial dex Epoques de la Nature de Buffon, surtout un Catéchisme philosophique (1772) souvent réimprimé.
1. L'abbé Guidi, un des rédacteurs de la Gazette ecclésiasiique, s'éleva contre les concessions molinisfes de ce genre dans ses Lettres à M. le Chevalier de *** entraîné dans l'irréliqion par un libelle intitulé le Militaire philosophe, lôn l'rance 1770, 12. < C'est une mode aujourd'hui chez la phipait de ceux <iui « entreprennent de défendre la religion contre MM. de la religion naturelle, « d'altérer les dogmes de l'Eglise... pour dissiper plus facilement leurs dilTicul- « tés )• p. VI. Mais Uiballier atténua la dureté des expressions de ce janséniste et le chancelier lui refusa l'impression.