posthume. V. Griman V
3. « Ou examen critique des principales opinions, cérémonies et institutions relifiieuses et politiques des différents peuples de in terre ». 3 v. 12. V. Grinim VI. 467.
4. L'Antiquité justifiée, Amst. et Paris 1766, 8° (an.). V. .4/i. ///. 1767, t. IV,
L'année suivante, d'Holbach mettait encore sous le nom du Lechristiamort son Christianisme dévoilé, exploitation systématique du nisme paradoxe de Bayle : « Comme citoyen, j'attaque la religion chré- malfaisant '/. tienne parce qu'elle me paraît nuisible au bonheur de l'Etat, f( ennemie des progrès de l'esprit humain, opposée à la saine » morale dont les intérêts de la politique ne peuvent jamais se (i séparer «. C'est, d'après Grimm, « le livre le plus hardi et le plus terrible qui ait jamais paru dans aucun lieu du monde » (1).
Bergif.r répondit par une Apologie de la religion chrétienne (2) Voyez le dont voici les nouveautés : Paraguay
En déclamant contre la tyrannie religieuse, Boulanger prépare celle des lois civiles, car « réduites à leur seule force coactive, t? il faut nécessairement qu'elles soient sévères à l'excès et mul- 0 tipliées à l'infini » (3). C'est rendre le peuple esclave. — Il faut, dites-vous, fonder la morale sur l'intérêt. — Sans doute, et c'est pourquoi nous la fondons sur deux grands intérêts : le bien être de l'homme en ce monde et son sort éternel. Comment letiendrez-vous un jeune homme robuste, ou qui préfère une vie courte et bonne et qui se moque du bien être d'autrui (4) ? — Mais la morale appuyée sur la volonté de Dieu sera incertaine, elle inspirera le juste et l'injuste, tantôt la charité et tantôt la persécution. — Elle n'inspire jamais la persécution. L'ordre de faire entrer quelqu'un dans un festin ne prescrit pas la cruauté, et la conduite des hommes de l'A. T. à l'égard des idolâtres n'est pas un modèle pour nous. Les fautes de David n'ont pas été effacées par son zèle, comme les incrédules affectent de le croire, « mais par la sincérité de son repentir et de sa pénitence » (5). On n'a jamais puni les crimes contre la religion « que quand ils intéressaient la • tranquillité publique «(G). Le projet d'amener les souverains à établir la liberté de penser ne réussira pas car ils ne seraient plus les maîtres (7). L'état des peuples non chrétiens est infiniment au-dessous du nôtre. Combien eùt-il fallu de générations pour mener le Paraguay au point où l'évangile l'a conduit tout à coup ?
On nous objecte TP^spagne et l'Italie où fleurit la débauche, et
2. « contre l'auteur du Christianisme dévoilé et contre quelques autres criti' qiies », Paris 1709, 2 v. 12.