V. Mathiez : « La Révolution et l'Eulise >-, Colin
2. Abbé d'Arnavon : « Discours apologétique de la religion chrétienne au sujet de cette fausse assertion de J.-J. Rousseau : la loi chrétienne ■ est au fond plus nuisible qu'utile à la forte constitution des états ». 177;i, 8".
:?. Rerqier : « Dictionnaire de théologie faisant partie de l'Encyclopédie méthodique », 1788, 3 V. 1", art. Christianisme.
4, Linyuet : « Examen raisonné des ouvrages de M. de Voltaire )i, Brux. 1788, 8°. « Je n'ai jamais, dit-il, envisagé le culte que du côté politique ». 220.
5. Gin : « De la religion, par un homme du monde... où l'on démontre la liaison « etc., Paris 1778. 4 v. 8». Le P. Reauregard, citant ce très médiocre ouvrage en 1780 dans un sermon contre les philosophes, disait : « Ils le connaissent ce livre, ils n'y ont pas répondu, ils n'y répondront jamais >'. L'auteur, ancien parlementaire, le réimprima en 1804 sous le titre De la religion du vrai philosophe, jiour seconder les vues de Napoléon. C'est le thème commun de dix apolofiies (jui paraissent la même année que le Génie du christianisme. V. surtout Paul Didier : u Du retour à la religion «. Paris Giguet 1802. 8".
a. Journal de Paris, 22 sept. 1782.
7. Caraccioli. par exemple, s'est adouci. (V. supra 390 n. 4). Il ne veut pas (' autoriser les hérétiques à faire les prédicans ». (ouv. ci-dessous 321) veut ôter aux incrédules l'argument de l'intolérance de l'Eglise. Il condannie « les inqui-
tent plus guère au sens de Bossuet le droit divin des rois(l).
Les représentants les plus marquants de ce groupe sont l'abbé Faiichet, Daunoii, Necker.
Les discours du premier sur la religion nationale (2), sur l'accord de la religion et de la liberté (3) renferment plusieurs des idées des prêtres constitutionnels. Mais le manifeste des esprits modérés qui forment la majorité de la Constituante est l'article « De la religion publique » de l'ex-oratorien Daunou(4), si curieux amalgame de catholicisme, d'étatisme selon Rousseau, eî de libéralisme issu des autres philosophes. Daunou conserve la religion romaine comme religion publique, selon le vœu de la plupart des Cahiers, mais il l'amende officiellement et la rend nationale. L'exercice des autres cultes est libre, mais leurs adhérents ne pourront être instituteurs. Cette œuvre était, à cette date, puissamment apologétique, car elle séparait la cause du christianisme de celle du pape et des rois, enveloppés demain dans une haine commune (5).
Mais le sang de Rousseau se reconnaît bien mieux encore dans Necker Necker, qui publia en 1788 son livre : De l'importance des opinions religieuses (Q).
L'homme d'Etat se demande comment il peut faciliter sa tâche de conducteur d'hommes. Au cours de sa carrière, il a vu « com- « bien les gouvernements les plus sages ont besoin d'être secondés « par l'influence du ressort invisible qui agit en secret dans les « consciences « (7). Or ce ressort n'a pas de point d'appui plus
sitions «, les dragonnades « suscitées par des prêtres fanatiques » (285), la St-Barthélemy « qui doit être effacée de la suite des jours » ib. — J.-C. par sa tolérance modèle des législateurs (an.) Paris 1785, 12. Beaucoup plus à gauche on trouve Du Closel d'Arnery. avocat, aussi ennemi de l'intolérance que de l'impiété. Il conseille à l'Inquisition de brûler l'Evangile qui la condamne. Vues sur l'intolérance et le rapport essentiel qu'ont tourtes les sectes ou religions avec les religions chrétienne et naturelle. Bi-ux. 1788, 8°.
1. Ainsi l'abbé Liger admet bien que l'autorité du roi est sacrée, mais il doit son élévation au choix du peuple. Triomphe de la relig. chrét. sur toutes les sectes philosophiques, Paris 1785, 12, p. 4.'i2. A mesure que le siècle avance, la thèse du Contrat social chemine ; les apologistes n'ont plus pour la réfuter la belle assurance d'anlan.