Ib. Let. à Yillermoz. 18 déc. 1780. V. p. 21, 29 sq
2. Conjuration contre la religion catholique et les souverains dont le projet, conçu en France, doit .^'exécuter dans l'Univers entier. Paris 1792, 8» Lefranc. supérieur des eudistes de Caen, fut massacré aux Carmes le 2 septembre 1792. Il est l'ancêtre de tous ceux qu'obsède le spectre de la Franc- 'niaçonnerie. V. infra p. 503. On sait que Lavater fondait son apologétique sur l'expérience intiime. Il a puissamment contribué, dans son cercle d'action qui était vaste, à revivifier le sentiment religieux. V. son Pontius Pilatus, 1782,
15. Ancien bibliothécaire et directeur du théâtre français de Hesse-Cassel ; rentré en France en 1788, il prit parti pour la Révolution et rédigea le Journal de la Ville. Son Essai sur la secte des Illuminés, 8°. 1790, 92, 93, dont la 3" édition fut revue par le comte de Mirabeau, signalait la société des illuminés politifiues fondée en 1776 par le théosophe Weisshaupt. professeur de droit à Ingolstadt, avec une constitution semblable à celle des francs-maçons. L'illuminisme s'affilia d'ailleurs à la maçonnerie. L'électeur de Bavière, jugeant celte secte ennemie des trônes, en ordonna la dissolution. Griinm reproche à Luchet de <i confondre perpétuellement ce qui peut appartenir à l'une de ces « sectes avec ce qu'on ne saurait justement imputer aux autres ; les francs- « maçons, les rose-croix, les disciples de Lavater, de CagUosfro, de Schojpfer, « de Swedenborg, les illuminés proprement dits. Il est fou de dire que l'Iîtat « qui les souffrira est perdu •>. XIV, .583. V. Caro : « Du mysticisme au xviii" siècle », 18.")2-54, 8".
1. Lyon 1793, 3 v. 8". L'édition de 1790 a lui volume de moins et porte ce titre : T)e l'oriiiine des usages, des abus, des quantités et des mélaivges de la
Tout ce mouvement mystique, bien plus marqué à l'étranger qu'en France, est une protestation de la foi personnelle et vivante contre l'orthodoxie figée ou le rationalisme sec qui régnent dans les églises. Cependant, même en France, les chrétiens de tradition s'effarent. L'abbé Lefranc (1) déteste le mysticisme à l'égal du rationalisme, parce qu'ils sont tous deux fauteurs de révolte et de liberté. En face de ses « folies » malfaisantes, il dresse le bienfaisant bon sens de la religion reçue. Il ne voit pas que son église va bénéficier de cette démence et de cette « fausse spiritualité ».