‹ De Pascal à Chateaubriand [microform]. Les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 157 sur 390 · Ib · texte numérisé non relu

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4. Antiquités judaïques, 1. 18, c. 4, cité par Ensèbe : Dém. év. 1. 4, c. 25, fc Jésus était le Christ », etc.. Les protestants Cappel et Blondel avaient montré l'interpolation de ce passage.

Les

prophéties

Un des plus grands miracles est Taccomplissement des prophéties dans la personne de Jésus. Houteville ne dit rien ici de nouveau. Il admet leur double sens, leur inspiration selon la doctrine orthodoxe, leur conservation scrupuleuse. Il y a toujours 70 ou 80 générations vivantes à la fois. Une d'elles n'aurait pu toucher aux prophéties sans soulever les 79 autres (1).

Le fait le plus considérable qui ait été prédit est la résurrection. En la niant « on charge la résistance d'absurdités insoutenables » (2). 12 miséreux auront fait croire un conte au monde entier. « Il sera vrai que durant près de 17 siècles on n'aura su « trouver le mot de l'énigme, ni inventer un dénoûment tant soit « peu vraisemblable à ce malheureux mystère, à ce prodige de « séduction » (3). — Fort bien, mais, puisque la résurrection a une importance capitale pour le salut des hommes, pourquoi ne pas la rendre éclatante et publique ? — Déiste, l'athée pourrait vous demander à son tour : pourquoi Dieu ne s'est-il pas manifesté plus clairement ? Vous avez des preuves suffisantes de son existence, nous en avons aussi de la résurrection.

Ce prodige est d'ailleurs inséparable d'un autre : la communication de dons surnaturels aux apôtres et à ceux à qui ils imposaient les mains. Les peuples n'ont cru à la résurrection que parce que la prédication de ce fait incroyable était appuyée de miracles (4).

Objections

La démonstration par les faits ne serait pas complète ni loyale, si Ton ne répondait pas aux objections. Houteville expose les plus fortes dans tout leur jour avec une droiture et une crânerie qui inspirent une grande estime pour son caractère. « On en voit mieux ce qu'il faut croire quand on voit de suite ce qui pourrait en détourner » (5). 11 critique certains « zélés » (6) qui exagèrent le péril des objections lumineusement présentées. On adressait le môme reproche à Bellarmin dont les protestants imprimèrent à part les objections qu'il s'adressait à lui-même (7). L'apologiste ne

1. Cette partie de l'œuvre d*Hoiiteville est la plus faible. Il défend mal la prophétie de Jacob sur le sceptre de Juda et celle d'isaîe sur renfantement de la vierge. Pour celle de Daniel, il admet le calcul de Ferrand.

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