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chrétienne prouvée par V accomplissement des prophéties de l'Ancien et du Nouveau Testament suivant la méthode des SS, Pères (1728) (1) il reproduit la démonstration chère à ces derniers en s'inspirant surtout d'Augustin. Mais il jette par dessus bord les figures pour se tenir aux prédicUons les plus claires. C'est un
signe des temps. ^ .
En 1737 il reprend la Défense des prophéties de la religion chrétienne (2) contre les juifs modernes, mais surtout contre Grotius, hérétique, et Simon, esprit téméraire. Ces deux auteurs avaient abandonné l'argument tiré des prédictions pour admettre les seuls miracles en preuve de la mission de J.-C. Les applications arbitraires que Jésus et les apôtres faisaient de passages de l'A. T. les avaient menés à la conviction que les prophéties ne désignaient pas directement le Christ. Battus travaille à rétablir dans toute sa rigueur la preuve compromise. Son livre marque un épisode de la lutte que les apologistes conservateurs ont désormais à soutenir contre les ennemis du dedans. Amis de la tradition et amis du progrès se reprochent mutuellement de donner des armes à l'ennemi commun, les uns par leur largeur rationaliste les autres par leur intransigeance irrationnelle. Dans une Lettre au Journal de Trévoux (3) Battus précise sa position : i^ n'admet aucun distinguo qui rendrait la doctrine reçue moins dure : ni les deux sens de Grotius, le littéral et le spirituel, ni les deux sens littéraux de Simon, système encore plus absurde qui applique à la lettre la même prédiction à la conception normale et pécheresse d'une femme mariée et à la conception de la Vierge. Il n'y a qu'un sens, le prophétique ; sinon les prophéties ne
prouvent pas (4).
Contre Grotius il nie que Jésus et les apôtres aient invoque en preuve seulement les miracles et la résurrection. Il écrase Simon sous l'exemple des Pères. Parce que Matthieu abuse des types en faisant prédire à Jérémie les pleurs que versent les mères des Innocents massacrés (5), Simon réduit toutes les prophéties à des types. C'est accuser Jésus, les apôtres, les Pères de supercherie et faire l'Ecriture équivoque. « Il est certain, du consentement de
1 Paris 40 V. M. Trév. août 1728. Sa nullité critique, qui n'est plus à démontrer,' éclate par exemple à l'occasion du ps. 44, texte fameux, dit-il,, terreur des juifs et des sociniens. où le psalmiste s'adressant au roi David s'ecne (y. 8) : < C'est pour cela, ô Dieu, que votre Dieu vous a oint d'une huile de joie ». Reuss : « Aussi Dieu, ton Dieu, t'a t'il oint... ».