‹ De Pascal à Chateaubriand [microform]. Les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 204 sur 390 · TT · texte numérisé non relu

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DES I^ETTRES PHILOSOPHIQUES A L'ENCYCLOPÉDIE

l'homme

La Peyrere et Spinoza ; la clé de la composition du Pentateuaue e a. trouvée. La découverte d'Astruc est la plus consSaWe du

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1. Paris 1749. 40 t >AAUinn f.,* » . . parurent en avril 1750 *""""' '" * ^"^'"'^ • '" deux suivantes

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Elle surgit avec puissance entre 1730 et 1750 chez des écrivains très divers. Ils mettent la cognée à l'arbre chrétien plus bas qu'elle n'avait jamais frappé, à la doctrine du péché. Il ne s^agit plus seulement de la Trinité, des prophéties, des miracles ; c'est l'idée vitale de la religion judéo-chrétienne qui est sapée. Cette notion ne semble-t-elle pas dresser encore un mur irréductible entre les deux moitiés de l'humanité morale ?(1).

Pour nous en tenir aux plus illustres. Pope dit dans VEssai sur l'homme {2) que tout est dans l'ordre et l'homme heureux pfir le jeu des lois générales. Les lecteurs français virent là une négation de la misère morale tant déplorée par les chrétiens (3). Voltaire y dans VEpître à Uranie (1733) s'élève, à la suite de Bayle, contre un Dieu tyran qui créerait l'homme pour le punir. 'Dans les « Lettres philosophiques » il dégage avec un zèle malicieux le germe de matérialisme que contient le sensualisme de Locke, il redevient sérieux pour défendre l'homme contre Pascal, nier sa tragique infortune et le mystère de sa nature, pour réhabiliter les passions source d'action et jaillissement normal de la vie, en un mot pour contester le péché. Diderot lui aussi exalte la nature, soit que dans les Pensées philosophiques (1746) il nie formellement la possibilité du miracle,' repousse un Dieu cruel, plaide pour les passions (4), soit que, dans la Lettre sur les aveugles {5), il soutienne que rien n'existe en dehors de la nature organisée par le hasard.

Il n'est pas jusqu'aux livres de morale qui ne se mettent, avec Toussaint, à parler favorablement des passions. Son traité des Mœurs (1748) respire une calme confiance en la nature humaine et fonde sans fracas une morale indépendante.

1. Il se fonda au début du xx« siècle, à Paris, une Unior\ de libres penseurs e,l de libres croyants pour la culture morale. Ceà hommes étaient possédés d'un môme amour pour les « choses invisibles », la justice, la paix, la pureité. Une seule notion élevait entrt eux un nuage qu'aucune bonne volonté ne parvenait à dissiper : la notion du péché.

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