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4. Dans un Essai sur la nécessité de la révélation. « Mélanges philosophiques », Leyde 1754, 2 v. 12 t. II.
5. Elle introduit à un état supérieur réservé aux âmes qui entreront dans le plan de Dieu, (il y a plusieurs demeures au ciel) ; mais aucune créature ne sera malheureuse faute de connaissance.
6. Peu de jésuites ou de mécréants ont parlé aussi dignement que ce janséniste des vertus païennes. Le P. Desmonts prétend développer simplement ce
qu'il en dit.
7. Le marseillais Dulard publia en 1749 un poème en 7 chants sur « la Grandeur de Dieu dans les merveilles de la nature » qui en était, en 1767, à sa 5* édition. « On n'en a point parlé 24 heures ». écrit inconsidérément Raynal,
8. Né à Sézanne (Marne) en 1683 mort en Paris en 1762. Maran entra à 19 ans dans la congrégation de St-Maur. Il étudia les langues orientales. PEcriture et les Pères et travailla à l'édition des œuvres de Cyprien, Basile, Justin, Tatien,
DES LETTRES PHILOSOPHIQUES A L'eNCYCLOPÉDIE 345
Profondément religieux en un siècle qui l'est si peu, et tout pénétré de S. Paul, il consacre tout un volume de son apologie à prouver la divinité de J.-C. par son action ^dans les âmes. Le seul miracle sur lequel il insiste est celui de la nouvelle naissance. 5i J.-C. n'est pas vivant, qui agit en moi avec cette puissance ? L'erreur des sociniens et des déistes est qu' « ils regardent sa (^ divinité comme un dogme spéculatif dans lequel ils n'aperçoi- « vent aucun rapport avec la guérison du cœur humain » (1). Or l'humilité et la confiance, ces vertus essentielles dont les philosophes n'ont même pas connu le nom, J.-C. ne se contente pas de les commander, il les donne (2). « Si J.-C. n'était pas Dieu, s'il n'était « pas au plus haut des cieux à la droite du Père, comment en « croyant en lui et en l'invoquant deviendrais-je une nouvelle « créature ? (3)... Que l'incrédule dise tant qu'il voudra: qui « pourra monter au ciel ?... je l'ai invoqué et je n'ai point été « confondu, il a créé en moi un nouveau cœur, il y a répandu « un saint amour qui me vivifie et qui me fait observer ses comte mandements (4)... Un incrédule pourra-t-il jamais se persuader « que ceux qui sentent en eux l'opération du S. Esprit p^- la « victoire de leurs passions et par le saint amour qui a été ré- « pandu dans leurs cœurs, ont tort d'être inébranlables dans « Tespérance que donne l'évangile ? » (5).
Aussi un des auteurs de la Folie des prétendus esprits forts refuse-t-il aux mondains toute compétence. « Il n'y a que ceux « qui ont livré leur cœur à cette sainte religion qui puissent ren- « dre un témoignage digne de foi aux ravissants effets qu'elle « produit ;... la sagesse ne peut être justifiée que par ses ence fants » (6).
Athénagore, Grégoire de Nazianze. Son hostilité à la Bulle le fit exiler à Orbais (Marne) puis à St-Martin de Pontoise. Il passa cependant à Paris les 25 dernières années de sa vie. L'ouvrage dont nous parlons parut d'abord en latin : Divinitas Domini nosiri A-C. manifesta in Scriptura et tradittone, Paris 1746 fol., puis en français : La divinité de N. S. J. C. prouvée contre les hérétiques et les déistes, (an. Paris 1751, 3 v. 12). Les 2 premiers volumes renferment les arguments classiques contre les sociniens. La matière du t. III est nouvelle. V. Trév. juil. 1752, p. 1458. Maran défendra de nouveau la divinité du Christ contre les Jésuites Hardouin et Berruyer. V. Infra c. VIII, § 3.
3. T. III, 159 sq. « L'apôtre (Paul) fait voir que J.-C. est le Fils de Dieu et « qu'il est ressuscité parce que la foi en son nom obtient la vie qui fait obser- « ver les commandements, au lieu que la loi promettait la vie à ceux qui les « observent, mais par elle-même elle ne vivifiait pas pour les faire obser- « ver » ib.
6. P. 24. V. supra 318 n. 6. Deux autres apologistes font une place à la preuve interne. L'abbé de Pontbriand, l'instituteur des pauvres Savoyards, en