‹ De Pascal à Chateaubriand [microform]. Les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 242 sur 390 · Chant VI · texte numérisé non relu

Chant VI

DES LETTRES PHILOSOPHIQUES A l'eNCYCLOPÉDIE

ques : « nos bras leur sont ouverts » , réprouve la persécution de Galilée»

« La terre nuit et jour à sa marche fidèle Emporte Galilée et son juge avec elle. » (1).

Au 2^ chant le tableau de nos inquiétudes mériterait encore d'être lu. Racine n'ajoute guère aux arguments de ses maîtres que celui qu'offrent les missions.

« Par quel crédit encor, si loin de sa naissance

Ce mensonge en tous lieux a t'il tant de puissance?...

Si des rives du Gange aux rives de la Seine

Entraînés par l'ardeur qui vers eux nous entraîne,

D'éloquents talapoins munis d'un long sermon

Accouraient nous prêcher leur Sommonokodon

Quelle moisson de cœurs feraient de tels apôtres ?

Leurs peuples cependant ont tous reçu les nôtres. » (Chant V, v. 154).

Mais son poème est, contrairement à l'opinion reçue, rarement ennuyeux, rarement ridicule (2).

Pour juger de l'impression produite il ne faut pas s'en tenir aux railleries de Voltaire ou aux Réflexions consternées de Bonneval (3). « La Religion » eut un nombre énorme d'éditions ; elle encombre encore aujourd'hui les boîtes des bouquinistes.

L'apologie la plus solide depuis l'œuvre d'Houteville, en même 5.

temps que la plus considérable du siècle, fut le Traité de la vérité Turrettinde la religion chrétienne tiré du latin de M. J. Alphonse Turrettin Vernet. La professeur en théologie et en histoire ecclésiastique à Genève, Le meilleure traducteur était Jacob Vernet, qui ajouta 9 volumes à celui de son maître. La publication des 10 tomes s'échelonna de 1730 à 1788. L'œuvre fut si estimée qu'un libraire de Paris publia en 1753 à l'usage des catholiques une édition retouchée de ce qui avait déjà paru (4).

Les deux auteurs, esprits larges et théologiens modérés que les voyages et le commerce de quelques grands esprits avaient élevés

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