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Voltaire
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. raires chrétiens que vous ne savez pas le grec ou que vous n'en « avez jamais eu qu'une très légère teinture ?... Vous avez dit par
i( exemple :
Texte
« On donna à ces magistrats le nom de Basiloi qui répond à « celui de Prince » (Philosophie de l'Histoire).
Commentaire c( On vous a tracassé, Monsieur, sur ce mot Basiloi : on vous a <c dit qu'il fallait écrire Basileis et non pas Basiloi. que Basiloi ce n'était pas grec, etc.. Comme si M. de Voltaire Vouy^^^f^^^'l « ce que les enfants savent I vous avez très bien repondu que « c'est une erreur typographique. On a répliqué qu'il n est pas « aisé de concevoir que, par une erreur typographique, le même ce mot se trouve répété 5 à 6 fois dans vos écrits et dans toutes ce les éditions de vos écrits, toujours de même, c est-a-dire toucc jours mal et jamais bien. Vraie chicane ! Quoique cela ne soit ce point aisé à concevoir, il n'y a pourtant rien là de physique- « ment impossible... Aussi quoique vous ayez dit :
Texte ce Symbole vient de Symbolein, Idole vient du grec Eidos c. figure, Eidolos la représentation d'une figure... les Grecs avaient « leurs Démonoi ; le Démonos des Grecs, etc.. (Dict. phil. ; Phil., ce de l'histoire, etc.).
Commentaire ce Quoique vous ayez dit tout cela. Monsieur, nous ne nous ce croyons pas du tout en droit de vous faire des querelles lace dessus. Nous aurions bonne grâce, en effet, de vous dire qu il c fallait mettre Eidolon et non pas Eidolos, qu'Eidolos n est pas <e grec ; que les Grecs n'ont point de Demonoi, mais seulement ce des Demones, que le Demonos des Grecs pour le Démon est un ce solécisme ; que Symbolein pour Symballein est un barbarisme. ce etc I Vous savez tout cela mieux que nous, Monsieur, et il y a ce mille à parier contre un que vous aviez écrit correctement. Il ce est vrai qu'il -est un peu fâcheux que ces petites fautes se trouce vent dans toutes les éditions de vos ouvrages, même dans celle c; qui s'exécute sous vos yeux. Mais ces typographes sont si négli- <e gents î » (1).
1. L'auteur poursuit : « C'est sûrement encore eux qui vous ont fait dire. Texte : « Certainement le mot de Knath qui désigne les Phéniciens n est pas si
Ainsi parle l'abbé Guénée, dans les Lettres de quelques juifs Guénée portugais, allemands et polonais à M. de Voltaire, qui parurent en un volume en 1769 et en remplirent quatre au cours des nombreuses réimpressions (1). C'est le seul adversaire vraiment digne du grand polémiste que nous ayons encore rencontré. Il était né à Etampes en 1717, étudia à Paris, succéda à Bollin au collège du Plessis et fut pendant 20 ans professeur de rhétorique. Il savait le grec et l'hébreu, mérite assez rare en son temps, et voyagea avec quelques élèves en Italie, en Allemagne et en Angleterre. Retraité, il traduisit d'abord des ouvrages anglais d'apologétique, puis s'attaqua au monstre lui-même.
Un juif portugais de Bordeaux, Isaac Pinto, avait, en 1762, Voltaire écrit à Voltaire pour réfuter respectueusement quelques-unes de antisémite ses accusations contre les juifs (2). Voltaire s'excusa, promit un carton (3), et redoubla contre eux. Guénée reprit le travail de Pinto pour le développer en maître. Ce furent les « Lettres de quelques juifs », moins faciles à réfuter que toutes les « Erreurs » de Nonnotte, L'auteur avait des connaissances, de l'esprit, de la courtoisie et ce désintéressement apparent nécessaire pour être drôle (4).
La position qu'il prend d'emblée est habile et forte. Il n'est vraiment pas noble à l'apôtre de la tolérance d'ameuter les haines contre les opprimés. Il est étrange « que sous le masque de la <c tolérance et de l'humanité, il insulte et calomnie un peuple « malheureux >, (5). « Que doit-on attendre du vulgaire aveugle et
« harmonieux que celui d'Hellenos ou de Graïos fPhil rt^ i'iiî«t ^ n« 1. 1771, 72, 76, 81, 1805 (6e éd.) Paris 3 v 8<> et 4 v 12 t « «e a.-
l Essai sur le luxe. Amst. 12 (inséré par Guénée dans si « Jt^es .) P^„,o
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