Le mot est de Masson o. c. III
DU « SYSTÈME DE LA NATURE )) A LA RÉVOLUTION
édifiante (1) montre que la vie religieuse se réveille sourdement, avant l'ébranlement de la Révolution, avant les tentatives des Conventionnels en mission pour déchristianiser le pays.
1. Nous mentionnerons : VEntretien d'un chevalier converti avec une marquise 1779 ; tous les ouvrages du jésuite Baudran, notamment l'Ame affermie dans la foi 1779 ; la réimipres&ion des Pensées du P. Humbert sur les plus importantes vérités de la religion 1780 ; les Sentiments d'une Ame pénitente revenue des erreurs de la philosophie moderne par de Besombes de St-Geniès. conseiller à la Cour des aides de Montauban 1786 ; l'Homme qui se dévoile à Dieu 1787 ; Candide ou l'élève du philosophe chrétien, par l'abbé de La Reynie 1787. — Nommons pour mémoire les apologistes qui continuent à cultiver les genres connus. Le P. Richard ironise (V. Bibliogr. 1775 et 76) Muyart de Vouglans, magistrat, réunit dans un très bon petit ouvrage court et vif les motifs de sa foi en J.-C. (V. 1776 et 85). A doté d'eux les attardés, les maladroits s'obstinent : Hespelle identiffe avec les patriarches les premiers empereurs chinois (1774) ; La Berthonye (1777) et Sigaud (1785) font des calculs sur l'arche de Noé ; Bertier (1778) estime que Dieu ne fut pas fâché de la Chute, qui lui donna des loisirs : en effet la douleur, fllle du péché, le remplaça dans la conduite de l'homme ; le P. Harel, franciscain, déverse sur les philosophes une besace d'injures : « écrivains cyniques et dépravés, insensés fanatiques, nouveaux Corybantes, imagination impure, pasquinades, écrits pestilentiels » (1783).