‹ De Pascal à Chateaubriand [microform]. Les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 357 sur 390 · Du christianisme et de son culte, Paris · texte numérisé non relu

Du christianisme et de son culte, Paris

4. C'est le langage de Laplanche et de ^«^^^^^^f Vf "^ :„f*^r793T\ S nnac : « Les débuts de la déchristianisation dans le Cher (.sept 1793) ». Paris Leroux 1912. 8o. Le zèle des subalternes dépassait les vues des chefs <ie la Révolution. Danton, Robespierre ont blâmé la déchristianisation violante V. ib^ le

.discours de Bonnaire à la fête de la Raison (Bourges. 20 frimaire). Cf. Mathiez . « La Révolution et VEglise ». Colin 1910. 8o p. 140. „,,.,„„dpnt aue

5. « Peu s'en faut que même les meilleurs esprits ne se persuadent que l'empire doux et paisible de la philosophie va succéder aux longs orages de la démLn et fixer pour jamais le repos, la tranquillité et le bonheur du genre humain ». Grimm, Corresp. III, 328.

LA REVOLUTION

la pire tyrannie et prédisaient que la ruine de la religion entraînerait le bouleversement et la corruption du corps sociaî. Et voici la leçon des faits :

« L'expérience a jugé les systèmes et l'on sait maintenant ce que devient « une nation qui se laisse gouverner par des philosophes. Cette leçon terrible « ne sera pas perdue pour la postérité. Déjà les préventions antireligieuses « commencent à s'éteindre... On comprend enfin qu'il ne peut y avoir de « morale sans religion, ni de religion sans un culte public ; et ceux que « n'aveugle pas le fanatisme philosophique, reconnaissent que la religion « chrétienne est la seule qui puisse ramener la morale dans les familles et « dans la société » (1).

Car, pour les chrétiens la cause de la révolution n'est ni complexe, ni douteuse ; c'est le philosophisme qui a sapé le trône et l'autel. Dès 1789, l'abbé Barruel l'affirme catégoriquement (2). On a commencé par dépouiller l'Eglise de sa souveraineté sur tous les actes « qui ont rapport à la morale et aux sacrements », notamment le mariage (3). On en est venu par degrés à ces persécutions que Laharpe retrace dans son Fanatisme de la langue révolutionnaire ou de la persécution suscitée par les barbares du xviir siècle contre la religion chrétienne et ses ministres (4).

La poussée anticatholique avait été si forte et si générale que l'abbé Lefranc y voit l'effet d'un complot. Toutes les sectes secrètes mais surtout la maçonnerie ont juré la perte de Rome (5). La philosophie a trouvé chez elle son église.

« Que le système religieux franc-maçon renferme les principes de nos « philosophes, ceux des hérétiques et des athées, c'est ce dont il sera aisé de « se convaincre en rapprochant les discours et les écrits des francs-maçons

1. Duvoisin : Dém. év. p. 2 et 3. V. Giraud relève la même idée chez Bonald, Rivarol, Joubert etc. Nous n'insistons pas. « Nouvelles études sur Chateaubriand », Hachette 1912, in-16 p. 87 sq. Cf. Masson o. c. III, 255 sq.

2. Le patriote véridique, ou discours sur les vraies causes de la révolution actuelle, Paris 8®.

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