‹ De Pascal à Chateaubriand [microform]. Les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 358 sur 390 · Fauchét : « De la religion nationale », Paris · texte numérisé non relu

Fauchét : « De la religion nationale », Paris

4. Paris 1796 et 97, 8«. V. aussi du même : De la guerre déclarée par nos derniers tyrans à la raison, à la morale, aux lettres et aux arts. Discours prononcé à l'ouverture du Lycée républicain 31 déc. Î19U. Paris 1796, 8®.

5. Le Voile levé pour les curieux ou Secret de la révolution révélé à l'aide de la franc maçonnerie, Paris 1791 et 92, 8». ; L'accusation date de 1746 (V. supra p. 303). Les rapports du philosophisme avec la maçonnerie sont certains. (V. Lanson : Questions diverses. R.fiLl. XIX, 1 et 293). Tous les Grands Maîtres avaient appelé de leurs vœux ^Encyclopédie. (Papus : « Martines », 145). Les Maçons s»étaient initiés au régime démocratique dans les loges « toutes constituées (depuis 1773) d'après les principes du parlementarisme, du suffrage universel et des tribunaux électifs ». (W. 136). Mais que penser du complot? On trouve des citoyens maçons à la tête du mouvement révolutionnaire dans plusieurs communes, mais rien jusqu'aujourd'hui, à notre connaissance, ne permet de parler d'un dessein concerté par la Maçonnerie, à plus forte raison par toutes les sectes secrètes, pour exterminer Rome.

« les plus décidés » (1). « La franc-maçonnerie a offert ses temples et ses « autels pour faire l'essai de cette irréligion philosophique. C est la qu on a « préparé les mystères d'une religion symbolique, qu'on a initie des Français « qui avaient déjà renoncé dans leur cœur à la religion de leurs pères... « qu'on leur a fait entendre qu'il n'y a que des symboles dans toutes les « religions » (2).

On leur a fait croire qu'on les ramène à la religion primitive et universelle. Toutes les sectes secrètes ont un fond commun, le socinianisme, toutes visent à établir l'athéisme.

En 1800, un ancien émigré, Bernardi, chef de division au ministère de la justice, achève de formuler la doctrine qui deviendra un dogme sous la Restauration. Traitant De l'influence de la philosophie sur les forfaits de la Révolution (3), il développe les idées suivantes : la république jacobine était l'athéisme organisé, — l'expérience a prouvé qu'il ne peut y avoir de société sans religion, — les doctrines des philosophes ont engendré les crimes révolutionnaires (4). Leurs erreurs sur la bonté et la perfectibilité (5) de l'homme, l'abolition de la distinction naturelle du juste el de l'injuste ont eu les effets malfaisants que les apologistes prédisaient. Les philosophes sont les théoriciens, les jacobins les exécuteurs (6^. Et un abbé de renchérir : « tous nos buveurs de sang étaient des philosophes » (7).

Mais la plus magnifique utilisation de nos troubles à des fms apologétiques reste celle que J. de Maistre en a faite dans ses Considérations sur la France {S). Penché avec passion sur l'expé-

1. Conjuration contre la religion caiholique et les souverains (an..). Paris

3! Paris 80 (an.) s. d. V. Ann. philos, 1800-1801. L'Académie des inscriptions

accueillit Bernardi pour ses ouvrages juridiques.

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