V. Appendice
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DE PASCAL A CHATEAUBKIAND
aux apologistes. Les jugements des journaux comme des Mémoires ne s'animent un peu qu'autour des cinq ou six œuvres marquantes que le siècle a produites pour la défense de la foi. Nous en avons alors tiré large parti.
Dans la masse des autres ouvrages nous n'avons fait un sort qu'à ceux dont les rééditions attestaient le succès relatif et à ceux qui, quoique non réimprimés, sont en eux-mêmes assez solides ou servent à jalonner l'évolution de l'apologétique.
Nous remercions ici notre maître M. Lanson qui, en nous indiquant ce sujet vaste et inexploré, n'a pas cru nos forces trop inégales à un lourd fardeau, et M. Hébelliau qui, dans ses cours sur des matières analogues, nous a donné un exemple de la manière précise et sereine dont il convient de les traiter.
Juillet Î9U.
P,'S. — La publication de ce travail a été retardée par la guerre. Dans l'intervalle a paru l'admirable ouvrage du regretté P. M. Massoti sur la religion de Rousseau (1), — trop tard pour que nous puissions en profiter. Son étude et la nôtre se complètent. Sans préjugé et sans entente, nous avons remis en lumière les mêmes écrivains, que l'ombre des grands noms cachait à la postérité. Il y a, dans le concert chrétien, peu de solistes. Les apologètes connus sont des « chefs de pupitre » qui renforçaient la voix de choristes oubliés.
Nous nous félicitons d'avoir passé rapidement sur quelques-uns des auteurs qui relient Rousseau à Chateaubriand. Leur médiocrité et le faible débit de leurs ouvrages ne nous permettaient pas de leur donner, dans une histoire générale de l'apologétique, une place disproportionnée. P. M. Masson, qui étudie l'action d'un homme dans une période limitée, les présente avec plus de complaisance. On trouvera très largement développées dans son dernier volume les sommaires indications auxquelles nous nous sommes, dans nos derniers chapitres, volontairement borné.
Mai 1916.