Entret
5. « Croyez-vous, Eraste, qu'un homme qui a goûté quelques années les plaisirs du monde puisse, en les quittant, s'unir aux choses intellectuelles avec autant de force et de lumière que ceux qui ont veillé toute leur vie à 1» pureté de leur imagination ? — Eraste : Non certainement... Lorsque l'imagination a été frappée de quelque chose de sensible, elle en demeure blessée... Il demeure dans le cerveau des traces qui représentent sans cesse à l'esprit les plaisirs qu'il a goûtés et qui l'empêchent bien souvent de s'appliquer aux objets qui n'ont point d'attrait sensible. Lorsque l'imagination est salie, l'esprit est donc rempli de ténèbres. » Entret. 7, p. 230.
6. Jean 7, 17. Car ce que nous faisons alors est au-dessus de nos forces et prouve un secours surnaturel. (Entret. 8, p. 238).