Ib
l'âge d'or de l'apologétique classique
ments et des Dictionnaires » (1). « Représentez-vous des aveugles « dans des cavernes noires et ténébreuses, les yeux couverts de « cent bandeaux, entendre parler de la lumière. Les voilà qui « s'alambiquent l'esprit à savoir comment on appelle la lumière « en latin, en grec, en hébreu, en syriaque, en arabe. Ils appren- « nent à la décliner et à conjuguer les verbes de luire et d'éclai- « rer... sur cela ils se veulent mêler de l'expliquer et d'expliquer « les discours et les choses que les clairvoyants en ont dites... Je ce parle de ces critiques qui se raillent de la lumière intérieure, (' des opérations immédiates et des saintes inspirations du « Saint-Esprit et qui ne s'arrêtent qu'à leurs têtes et à la lettre ou « aux mots des Ecritures. » (2).
Le siècle tournait le dos à ces mystiques (3) et ce n'était vraiment plus le temps de dépriser la critique ni la raison. Mais ils sont les représentants d'une lignée vivace. Ils auront leur revanche un jour. ,