‹ De Pascal à Chateaubriand [microform]. Les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 89 sur 390 · T. IV, p · texte numérisé non relu

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2. T. III, p. 343 : « Ils s'amusent à compter les clous de la roue d'un chariot... et appellent ces folies Critica sacra... » (.342).

3. Ils n'étaient pas non plus soutenus par l'EgUse, dont on connaît la traditionnelle méfiance à l'endroit du mysticisme. Pie X écrit dans l'Encycligue Pascendi (8 sept. 1907) contre les modernistes : « Toute issue fermée vers « Dieu du côté de l'intelligence, ils se font forts d'en ouvrir une autre du « cote du sentiment et de l'action. Tentative vaine... ce que dit le s«ns com- « mun, c'est que l'émotion et tout ce qui captive l'âme, loin de favoriser la « découverte de la vérité l'entravent. Nous parlons, bien entendu, de la vérité « en SOI ; quant à cette autre vérité purement subjective, issue du sentiment « et de l'action, si elle peut être bonne aux jongleries de mots, elle ne sert de « rien à l'homme, à qui il importe surtout de savoir si, hors de lui il existe « un Dieu entre les mains de qui il tombera un jour. — Pour donner quelque « assiette au sentiment, les modernistes recourent à l'expérience. Mais l'expé- « rience, qu'y ajoute-t-elle ? Absolument rien, sinon une certaine intensité qui « entraîne une conviction proportionnée de la réalité de l'objet. Or, ces d^x « choses ne font pas que le sentiment ne soit sentiment, ils ne lui ôtent pas « son caractère qui est de décevoir, si l'intelligence ne le guide ; au contraire « C€ caractère ils le confirment et l'aggravent, car plus le sentiment est intense « et plus il est sentiment. »

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